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Nous pensons tous à la Norvège

juillet 26, 2011

Tragédie nationale. Le Premier ministre Jens Stoltenberg a ainsi qualifié la double attaque sanglante qui a endeuillé son pays. “Jamais depuis la Seconde guerre mondiale, notre pays n’avait été frappé par un crime de cette ampleur. … Le monde entier pense aux victimes”. Et notre cœur aussi, en Suisse, aux Quotidiennes. Et notre cœur se souvient, de Zoug – entre autres.

Et la Suisse réfléchit… “Les polices cantonales suisses élaborent de nouvelles tactiques pour faire face aux massacres du type de celui perpétré en Norvège.” Un rapport, élaboré sous le nom de code “Amok”, devrait être remis à la Conférence des commandants des polices cantonales d’ici quelques mois, selon le chef de la police judiciaire neuchâteloise Olivier Guéniat. Selon lui, “l’objectif est d’avoir une stratégie en direction des candidats potentiels, et de la prise en charge de ce type d’événements”. Le rapport se concentre sur les massacres survenus dans des écoles. Il devrait entériner un nouveau choix tactique, l’intervention immédiate des policiers: “Au lieu d’attendre les groupes d’interventions et de sécuriser le périmètre, il faut entrer et abattre [le tueur].” Ce qui implique, pour les agents arrivés les premiers sur place, d’intervenir “en se sacrifiant, ou au moins en prenant un risque personnel considérable.” (Le Temps).
Oui, certes.

En parallèle, mon cœur est bouleversé par la justesse, la profondeur, la qualité de l’éthique de ce que disait le même Jens Stoltenberg, presqu’au même moment – à peine quelques heures avant la tragédie, si je suis bien informée : “La réponse à la violence est encore plus de démocratie, encore plus d’humanité mais pas plus de naïveté. On ne nous détruira pas. Nous sommes une petite nation, mais une nation fière. Personne ne nous réduira au silence par les bombes. Personne ne nous réduira au silence par les balles. Personne n’empêchera la Norvège d’être elle-même.” Jens Stoltenberg, vous avez raison, mille fois, absolument, raison. Ne changez rien à vos mots – en sachant que parler, c’est agir aussi.

L’ouverture, même face à la tragédie, reste la voie à suivre, quoiqu’il en coûte à celui qui l’indique.

Publié dans Les Quotidiennes le 25 Juillet 2011

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