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Taisya Savchuk, les engagements d’une Ukrainienne à Paris

octobre 12, 2011

Comment une jeune ukrainienne en vient-elle à s’engager pour la cause de l’art contemporain et ouvrir une galerie d’art contemporain à Paris ?

Taisiya Savchuk l’Ukrainienne avec l’artiste polonaise Joanna Malinowska © DR

Taisiya Savchuk, trente-trois printemps, deux garçons dont un tout petit, est à la fois discrète et rayonnante. Elle est née et a grandi à Marioupol en Ukraine, au bord de la mer d’Azov. Elle avait treize ans en 1991. La vie de sa famille se transforme alors, son père qui travaillait dans une usine de métallurgie devient chef d’entreprise, son mari businessman ; mais les fondamentaux – l’amour de la mère, de la culture, des peintres ukrainiens et des poètes russes – ne changent pas.

Et quelques années plus tard, guidée par la curiosité, Taisiya décide de venir à Paris, pour découvrir le monde, pour apprendre, pour en savoir plus, sur l’art notamment. Elle s’inscrit au cours d’art contemporain de Christie’s avec quarante autres élèves dont huit russes, s’émerveille, étudie, visite les musées avec les professeurs internationaux sélectionnés par Christie’s, se met à côtoyer le monde des galeries, se passionne et prépare un mémoire sur la photographie humaniste, avec l’aide de Gérard Links, qui fut, entre autres, conseiller culturel de la France dans les pays de l’Est.

La collaboration avec Gérard Links s’avère très intéressante pour la jeune femme: «J’aime beaucoup Gérard, il est passionné, cultivé, il m’a aidée pour mon mémoire, il m’a conseillée…». Elle décide alors, avec lui, d’ouvrir une galerie à Paris: la galerie Taïss est née, et a trois ans déjà. Rue Debelleyme.

Et Taisiya rêve, dès que la situation économique le permettra, d’ouvrir une autre galerie à Kiev ; elle rêve aussi de se faire connaître dans le monde de l’art ; elle rêve encore de lier ses engagements personnels, pour l’amour, l’écologie, les enfants à ses engagements artistiques ; elle rêve enfin d’être bientôt à la FIAC, à Bâle, à Miami… ; et en attendant, elle accueille dans sa galerie une nomade à Paris: Analix Forever.

L’immigration n’a pas fini d’irriguer l’Europe de ses merveilles – si seulement nous lui ouvrons nos portes… Vive les nomades !

Publié dans Les Quotidiennes le 10 Octobre 2011

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