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Histoire de femme, histoire d’artistes: carambolage à H3 Concept Gallery

novembre 30, 2011
serve1.jpg© Easy Ride, Julien Serve, 2011

 

serve3.jpg© Easy Ride, Julien Serve, 2011

 

serve2.jpg© Easy Ride, Julien Serve, 2011

 

Il y a un an, Marie Richard, historienne de l’art, décide de devenir entrepreneur. Dans le monde de l’art, entrepreneur, cela signifie, en général, ouvrir un espace. Ce sera H3 Concept Gallery, rue Quincampoix, tout près du Centre Pompidou à Paris. Cela signifie aussi, comme pour tout entrepreneur, prendre des risques. Marie Richard n’a pas froid aux yeux. «Mes expositions et les artistes avec lesquels je travaille sont souvent hors normes, dans leurs réflexions et leurs quêtes. Je cherche l’étonnement, la sensibilité, l’esthétique.»

Julien Serve est l’un des artistes qui expose chez Marie Richard en ce moment et jusqu’à la fin novembre. Il photographie des autoroutes, en noir et blanc. Des fantômes d’autoroutes, des fantômes sur autoroutes. Voici ce qu’il dit de «sa» galeriste: «Marie a une énergie et une maturité incroyables. Moi à son âge, j’étais un gamin. Elle suit mon travail depuis quelques temps déjà et m’avait invité à présenter Highway to Hell dans sa galerie au début 2011. En me proposant de participer à l’exposition Incisif/Décisif au coté de deux photographes, Marie m’a de fait mis en déséquilibre. Car je ne suis pas photographe. Je suis cuisto, jongleur, bricoleur… Le défi s’est révélé grisant, l’impression de devoir conduire sans permis.» Mais sur autoroute !

Que dit alors Marie Richard de «son» artiste? «La réflexion de Julien Serve se porte sur les réminiscences et les apparitions. Julien a gardé une esthétique de l’époque très rock and roll des années 1970 et du cinéma hollywoodien et parfois les deux. Entre arrêts sur images et superpositions de ces dernières, il revient souvent sur ses clichés: il les retravaille, les pixellise, les réinvestit avant de nous les proposer. Le résultat est fantomatique…»

Et Julien Serve encore: «Cette exposition a eu des répercutions immédiates sur le processus d’élaboration de mon travail. Un rééquilibrage entre la partie mentale, expérimentale, tambouille, et une approche plus immédiate plus instantanée. Cette exposition est un heureux accident, une collision, une déviation enchantée, un carambolage.»

Ce que devrait être, dans l’idéal, toute rencontre entre un galeriste et un artiste: un carambolage enchanté.

Publié dans Les Quotidiennes le 14 Novembre 2011

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