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Le Printemps de Septembre de Toulouse présente sa prochaine édition

mai 21, 2012


2004 – 2005, France, 30 min, trilogie (trois vidéos de 10 min), SD, 4/3, color, stereo. © mounir fatmi

Le Printemps de Toulouse, présidé par Mathé Perrin et dirigé par Régis Durand, présente sa nouvelle édition 2012 ce lundi 21 mai à Toulouse et le 22 mai à Paris. Save the date, d’ores et déjà: vernissage le dernier week end de septembre, exposition et événements pendant trois semaines – manifestation gratuite pour les spectateurs, c’est à dire offerte par les collectivités publiques et les sponsors, nombreux…

Petit rappel pour la circonstance: le Printemps de Septembre à Toulouse, ce n’est pas seulement l’exposition d’art la plus importante en France après la Biennale de Lyon, c’est bien plus qu’une exposition, voire des expositions: c’est un Festival d’Art vivant, de spectacles, dans la ville, dans sa périphérie et dans toute la région. C’est une manifestation qui se veut ouverte sur les acteurs régionaux, ses centres d’art voire ses galeries, même si la situation économique difficile de Toulouse aura frappé durement ces dernières. C’est une aventure largement soutenue, par la Ville pour l’essentiel, mais aussi par la Région, et par divers sponsors (la Fondation Cartier pour l’Art contemporain pour les Soirées Nomades, Pommery, la Fondation EDF-Diversiterre…) et de prestigieuses institutions parisiennes comme la MEP ou le Jeu de Paume.

Le Printemps de Toulouse, dans le fil du Printemps de Cahors créé il y a vingt ans par le même duo Perrin-Durand, désormais depuis douze ans à Toulouse, aura vu notamment comme directeur artistique Christian Bernard, qui aura même assuré cette direction pendant deux ans consécutifs (2009-2010). Christian Bernard, directeur du MAMCO depuis 1994, aura réalisé, avec l’implication et la force de conviction qu’on lui connaît, un travail de terrain remarquable, parlant personnellement à tous les acteurs locaux, établissant des contacts dans les quartiers, emportant l’adhésion de tous…

Régis Durand, directeur général du Printemps de Septembre, a particulièrement apprécié, lui qui aura travaillé sans relâche, au fil de ces dernières années, à rendre possible les projets de ses directeurs artistiques, accompagnant par exemple Eric Mangion et Isabelle Gaudefroy dans un projet essentiellement axé sur la performance, qui paraissait au premier regard irréaliste, mais qui a pu se consacrer grâce à l’énergie conjuguée des directeurs.

Cette année, Paul Ardenne, directeur artistique de l’édition 2012, présente un projet intitulé “L’Histoire est à moi!” – ou comment les artistes d’aujourd’hui se réapproprient l’Histoire. Il s’agit, selon Régis Durand, d’ « une proposition très cohérente, dans laquelle Paul Ardenne remet notamment en lumière un type d’art qui n’a pas forcément pignon sur rue aujourd’hui. Son programme ne cède en rien à la ‘branchitude’ de l’art contemporain actuel et comprend aussi bien des artistes considérés comme mineurs et des artistes que la critique avait oubliés que les artistes incontournables de l’Histoire d’aujourd’hui. » Lesquels?

Si je devais n’en citer qu’un seul, ce serait probablement mounir fatmi. Je pense à l’Homme sans Cheval, inoubliable cavalier marchant dans la boue d’un chemin de campagne, shootant à chaque pas un livre dont il nous apparaît, une fois qu’il se trouve complètement défait, qu’il est d’ « Histoire ». « L’Homme est le seul héros de sa propre histoire », nous dit fatmi. Et, pour fatmi, « l’Histoire et la politique s’incarnent toujours dans des trajectoires individuelles en lutte contre les déterminismes » (Marie Deparis).

Mais revenons à Toulouse. Quand vous y viendrez ce printemps cet automne, n’oubliez pas la région. Avec, entre autres, la médiathèque-Centre d’Art de Colomiers, dirigée par Arnaud Fourrier. Aller jusqu’à Colomiers, vraiment? Oui bien sûr – ne serait-ce d’ailleurs que pour son architecture: Rudy Riciotti, l’homme du noir et des contrastes, l’a en effet vêtue d’un voile souple de béton blanc… Et en Ariège aussi, à la Casa d’Oro, qui propose un improbable trio de « grottes, art contemporain et transhistoire… » Histoire à suivre, sans aucun doute!

Publié dans Les Quotidiennes le 21 mai 2012

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