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La Stella di Torino

juin 27, 2012


L’étoile de Turin (au centre, Patrizia Sandretto) avec Lisa Pillips (à droite) et Kazuyo Sejima (à gauche), les deux lauréates du Prix en 2009 © DR

Patrizia Sandretto Re Rebaudengo est l’une de ces femmes d’exception comme il y en a des milliers en réalité… Depuis des années, elle fait, elle travaille, elle voyage, elle donne. Jalousée souvent – quand cesserons-nous enfin de critiquer les femmes qui ont les moyens de faire certaines choses et qui, grâce à ces moyens, font? – mais admirée aussi, elle poursuit contre vents et marées son exceptionnel engagement pour l’art: expositions, soutien aux artistes, développement de sa propre collection, activités pédagogiques multiples dans l’art et la culture…

Qui plus est, depuis quelques années, Patrizia Sandretto, “la” Sandretto comme on dit en Italie, a créé un prix pour les femmes: le PremioRe ou StellaRe. Un prix décerné par un cercle de femmes d’exception dont Patrizia Sandretto a su s’entourer, et qui récompense des femmes qui, de par leur travail, leurs idées, leur engagement, ont imaginé et ouvert de nouveaux sentiers vers le savoir. Un prix qui porte une attention particulière à la manière dont ces femmes gèrent et modulent la complexité des stratégies culturelles, politiques et économiques de la société contemporaine.

Parmi les heureuses primées, une architecte, une biologiste, une éditrice, une politicienne, la directrice de New Museum à New York… Et un formidable collier de femmes qui se crée peu à peu et dont les premières perles sont Franca Coin, Alberta Ferretti, Maria Luisa Frisa, Laura Gucci, Martina Mondadori, Giulia Puri, Franca Sozzani, Warly Tomei, Francesca Tronchetti Provera, H.E. Sheikha Lubna Al Qasimi, Lisa Philips, Kazuyo Sejima, Elizabeth Blackburn…

Mais le prix alors? Et Maurizio Cattelan dans tout cela? Eh bien, le prix, chères amies, le prix n’est rien moins qu’une bague de fiançailles créée par Maurizio Cattelan. Maurizio Cattelan, vous savez, l’artiste coqueluche des marchés de l’art, celui qui fait rêver les marchands, celui qui sait provoquer la société toujours au moment précis et là où elle désire être provoquée, l’artiste qui au début des années 1990 créait des pièces émouvantes à propos du racisme, du suicide (de l’écureuil), de son pays (je pense au tapis “Bel Paese”, le “beau pays” mais le nom d’un fromage aussi).

Maurizio Cattelan a conçu la bague de fiançailles de la gagnante du prix – un anneau garant du lien dès lors indéfectible avec la Fondation Sandretto. Seul (petit) problème: la bague de fiançailles mesure cinq centimètres de diamètre…

Voici ce que dit “la” Sandretto elle-même à propos de ce prix qui lui est cher: «Je suis particulièrement attaché au Premio StellaRa parce que ce projet représente un hommage aux femmes en mettant en lumière leur engagement et leur rôle fondamental dans nos sociétés. Trop souvent encore les vieux stéréotypes de “la femme à la maison” font obstacle à la réalisation personnelle et professionnelle des femmes. Le mise en évidence de femmes extraordinaires se veut un exemple pour les jeunes femmes et une occasion de plus de réfléchir sur l’expérience et l’engagement dont nous sommes porteuses, nous femmes, dans tous les champs du savoir».

Publié dans les Quotidiennes le 26 juin 2012

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