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KARLAX

septembre 17, 2013

La compositrice Elsbieta Sikora, directeur artistique du festival Musica Electronica Nova, se voyait fêtée à Paris, ce 6 septembre, pour ses 70 ans, par l’ensemble Court Circuit qui a joué Twilling – Sonosphère 1 – en création mondiale.

Court Circuit, c’est l’ensemble de musique contemporaine créé il y a 22 ans à Analix (devenu depuis Forever) à Genève, dirigé depuis le début par Philippe Hurel.

Elsbieta Sikora, dont j’ai déjà parlé à l’occasion de l’opéra qu’elle a dédié il y a deux ans à mon idole Marie Curie est une grande amoureuse de la musique électronique et continue d’innover – «c’est la plus jeune, indubitablement. Elle a immédiatement compris le potentiel du Karlax», dit d’elle Rémi Dury, président et fondateur de Da Fact, qui commercialise désormais cet objet étrange.

Le Karlax? Non, non, pas le Xanax – le KARLAX

Sur la scène, ce soir, parmi les autres, un musicien que je ne connais pas, Tom Mays, jouait d’un instrument que je ne connais pas. Karlax donc. Un méta-instrument. Le résultat de 50 ans de recherches et dix ans de développement: un instrument qui sache jouer de tous les autres. En réalité, le Karlax capte en direct les sons des autres instruments, les transforme, et nous les donner à ré-écouter, autrement. Tom Mays, ainsi, module les sons selon sa position, son ressenti – oui son corps. Le Karlax lui permet de jouer de la musique électronique de manière «plus naturelle et plus expressive» sur scène et de générer un grand trouble chez les auditeurs, d’autant plus que le Karlax ressemble à une mitraillette à pistons. L’interprète m’explique: «Cela fait des années que je fais de la musique électronique. Mais désormais, grâce au Karlax, je suis parmi les autres interprètes… Et je mets mon corps dans l’instrument.» Très étrange physicalité du rapport de cet homme à son instrument, bardé de capteurs, qui communique avec un ordinateur, via une connexion sans fil de 120 mètres de portée. Les mouvements de l’instrument ainsi que les doigtés sur les boutons sont interprétés par l’ordinateur qui les transcrit grâce à un logiciel, MIDI. Résultat? L’ordinateur est commandé à distance par l’instrument et diffuse des sons numériques en temps réel. A l’heure des tablettes tactiles ou il n’y a qu’une seule sensation de toucher, le Karlax favorise l’intelligence créatrice par le corps. Une mécanique associée à l’électronique et l’informatique: un objet mécatronique. La mécatronique? La lutherie d’aujourd’hui.

En quoi cela intéresse les Quotidiennes?

Chaque succès de chaque femme est notre succès. Chaque innovation, et toutes les jeunesses d’esprit, sont les nôtres aussi!

Elsbieta Sikora, vous êtes formidable. Merci de porter à notre oreille et à nos yeux la musique électronique dans ses concrétisations les plus troublantes.

Sons virtuels, en temps réel.

Publié dans Les Quotidiennes le 10 septembre 2013

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