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Je bande comme un pays

novembre 20, 2013

Le 22 novembre 2013, dans le cadre de la Biennale d’Athènes, s’organise un symposium international sur le thème de l’érection: l’érection comme métaphore du désir, de la fierté, de la création, de la vie. L’érection philosophique, poétique, artistique, architecturale, symbolique. Ce projet émane directement de ce «Beautiful Penis» cher à la galeriste que je suis et dont Nicolas Poinsot avait parlé dans Les Quotidiennes à l’époque: www.lesquotidiennes.com/culture/sexe-masculin

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Giannis Gaïtis, Delos, huile sur toile, 1981. © DR

Les questions abordées au cours de ce symposium sont celles des liens entre érection et dignité, fertilité et fierté, éros et thanatos. L’érection dont nous parlons est le désir, le désir contenu, le désir de tout mais de la vie avant tout, de la beauté. L’érection comme noblesse, création, mouvement; l’érection poétique au sens même de la poiesis grecque; l’inspiration fondamentale. L’érection certes vient et participe du corps, mais elle découle du mental et d’une certaine manière lie le corps au ciel. Sous cet angle, l’érection peut être considérée comme une vraie transcendance. De là l’analogie avec l’érection architecturale: volonté de construire pour transcender notre condition humaine de finitude et mortalité.

Érection artistique? «Si l’art est le premier compagnon de l’homme debout, de l’homme qui marche, il est aussi le premier pilier d’une société qui se constitue. Quand Prométhée a donné le feu aux hommes, il a fait œuvre d’art. Donné la flamme de la culture sous ses premières formes. L’artiste, en créateur, va être amené, comme Prométhée, à s’élever, parfois avec violence, s’ériger contre les canons qu’une société donnée a établis. C’est en ce sens que toute expression créatrice est par essence violente, violente pour l’acteur, le créateur, mais aussi le consommateur. Toute création engendre une crise «dans laquelle les acteurs de la société évoluent. Lorsque l’on vit la crise, on participe aussi à sa résolution.» (Rodolphe Imhoof, Président de la Fondation de l’Histoire des Suisses dans le monde au Château de Penthes). Dans cette veine, ce qui est proposé, à Athènes, c’est d’inverser la déréliction et d’instiller dans le pays tout entier le désir, la fierté, la fertilité, la joie: un avenir radieux. Dimitris Dimitriadis a d’ailleurs écrit tout spécialement pour la circonstance: Lycaon ou l’apologie du désir.

jebandecommeunpays.wordpress.com

Publié dans Les Quotidiennes le 18 novembre 2013

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