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Tatyana Franck à la direction du Musée de l’Elysée à Lausanne

novembre 14, 2014

Celles et ceux qui la connaissent sont enchantés. Formidable nomination que celle-ci ! La passion de l’art dans ce qu’elle a de plus vivace, de plus authentique, de plus engagé. Et la folie de la jeunesse en plus, la conviction que rien ne résiste au travail, que tout est possible, que l’avenir est radieux pour peu que l’on se lève tôt pour admirer le ciel.

image[1]Tatyana Franck au Museo Diego Rivera Anahuacalli, photo Prune Nourry

Tatyana Franck est essentiellement présentée par la presse sous deux angles : celui des diplômes et de l’efficacité (qui ne fait aucun doute), et celui de sa famille légendaire (Henri Cartier-Bresson). Oui certes, Tatyana va amener à l’Elysée une visibilité hors du commun, des visiteurs, des mécènes et sponsors ; oui certes, Tatyana a la photographie dans le sang. Mais pour ceux qui la connaissent, elle est bien plus que ses diplômes et sa famille. Elle est cette passionnée qui envers et contre tout aura fait voyager à travers le monde entier, de Malaga à Mexico, de Roubaix à Münster, et même à Genève, une exposition de son cru : Picasso at work, Through the lens of David Douglas Duncan. Elle est aussi cette visiteuse infatigable des expositions les plus diverses qui font qu’on la retrouve dans les galeries les plus cachées du Marais à peine descendue de l’avion qui la ramène de Mexico. Elle est encore cette commissaire engagée qui apporte un soutien indéfectible à celles et ceux en qui elle croit, comme l’artiste Prune Nourry dont elle a accompagné un début de carrière remarquable ou comme les imprimeries IDEM à Paris, bijou de l’accompagnement à la création où David Lynch lui-même produit certaines de ses œuvres. Elle est enfin cette collectionneuse discrète, pour laquelle ni Cartier Bresson ni Picasso n’obscurcissent de leur ombre les merveilles souvent ignorées d’artistes encore peu connus…

Tatyana Franck, sans aucun doute, comme l’affirme l’Etat de Vaud dans son communiqué, a une vision stratégique claire de l’avenir du Musée de l’Elysée. Mais ceux qui ne mettent en avant que la “logique économique” de sa nomination par Anne-Catherine Lyon à ce poste envié seront bientôt impressionnés par ce que va nous donner à voir la nouvelle directrice de l’Elysée. L’émotion nous attend tous et la qualité du management ne va aucunement l’étouffer, mais au contraire lui permettre de prendre la place que les amants de la photographie lui rêvent.

Merci à Anne-Catherine Lyon, et merci à Tatyana Franck !

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