Aller au contenu principal

New York, Protest with art

septembre 4, 2017

Les artistes et les intellectuels américains semblent plus actifs que jamais. Comme s’ils sentaient que leurs contributions, quelles qu’elles soient, sont plus importantes que jamais en ces années de néo-obscurantisme et de retour à certaines batailles raciales et économiques, certaines guerres que l’on croyait d’antan.

« Protest » , au nouveau Whitney de Renzo Piano, offre une histoire fascinantes d’oeuvres de protestation de 1940 à 2017. Une très belle exposition, de laquelle je retiendrai notamment l’oeuvre d’Edward Kienholz, The non war memorial — tous ces corps sans tête au sol. Celle de Melvin Edwards, Pyramid Up and Down Pyramid (1969) une grande abstraction réalisée en fil de fer barbelé, deux voiles diagonales semblant flotter dans un ciel lointain, comme une anticipation des oeuvres d’Abdul Rahman Katanani. Et Felix Partz, June 5, 1994, de AA Bronson (1994-1999), une oeuvre que j’ai toujours chérie, mais que je voyais en vrai pour la première fois… Felix Partz, mort du SIDA.

Et Paul Chan :

Et le soir même, je me retrouve à Brooklyn, invitée par Janet Biggs dans son jardin aussi minuscule et caché que le mien à Genève, avec mes amis et des artistes tous engagés pour aujourd’hui et pour demain, Dana Hoey, Curtis Santiago, Richard Garet, Shannon Plumb, Debi Cornwall… and many more. Des artistes tous hyper-conscients de l’importance de leur travail dans l’Amérique d’aujourd’hui. Welcome to America ! Merci Janet.

Welcome to camp America, aussi…

Et sur la table, le dernier livre de Timothy Snyder, On Tyranny (2017). N’obéissez pas en avance, dit-il. L’obéissance anticipative est une tragédie politique. L’auteur se réfère, entre autres, à Milgram. Oui. Et nous devrions tous enseigner la désobéissance aux enfants. La désobéissance ? C’est ainsi que l’on appelle, chez les enfants, le refus de subir et la capacité de résister à la norme, de faire de petits pas de côté, d’ouvrir les portes vers un autre monde, possiblement meilleur que celui que nous leur avons transmis. La désobéissance c’est l’apprentissage d’être soi. Et cela servira peut-être un jour à infléchir le cours des choses vers ce monde meilleur que nous faisons miroiter aux enfants tout en leur barrant le chemin qui pourrait, peut-être, les y conduire.

Publicités
No comments yet

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.