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HARD CORE vu par Francis Richard

février 2, 2018

Entre les mains, un livre insolite, reçu ce jour. Il est édité par Barbara Polla, i.e. par Analix Forever, et est sorti le 2 décembre 2017, le jour du vernissage d’une exposition d’oeuvres d’Abdul Rahman Katanani, sous le titre Hard Core, expression qui, en anglais, signifie noyau dur

Cette exposition a eu lieu à Paris 11e, à la Galerie Magda Danysz, 78 rue Amelot, du 2 décembre 2017 au 13 janvier 2018. Pourquoi parler de ce livre? Parce qu’il s’agit d’un objet d’art. Qui m’a été envoyé par l’éditrice, après coup, parce qu’elle savait que je serais intéressé et intrigué.

Comme la photo de la couverture reproduite ci-dessus le suggère, celle-ci est en carton à l’extérieur, mais, à l’intérieur, elle est gris métallisé: ce qui fait référence d’un côté aux matériaux de récupération et de l’autre aux matériaux métalliques utilisés par le plasticien dans ses oeuvres.

Le lecteur et voyeur découvre des photos, pleine page, qui reproduisent, en nuances de gris, ses oeuvres en fil de fer barbelé, le hard core de son travail, et en tôle ondulée, qui lui est aussi essentielle: il ramasse ces matériaux dans le camp de réfugiés de Sabra, au Liban, où il est né pendant la guerre civile…

Les pages de textes – il y en a cinq, dus à Christophe DonnerNicolas Etchenagucia, Barbara Polla, Paul Ardenne et Pascal Yonet -, sont de dimension plus petite que celles des images. C’est fait exprès, pour que l’on ne puisse pas lire sans voir les imagesLes images priment; c’est un livre d’artiste…  

Abdul Rahman Katanani, 33 ans, a commencé par faire des caricatures à l’âge de 15 ansmais [il a] arrêté en 2007 : J’accrochais mes dessins sur un mur du camp de Sabra à Beyrouth où je vis, c’était comme un rendez-vous hebdomadaire, un journal de la rue qui rassemblait beaucoup de monde…

Un jour, il a ressenti le désir de véritablement créer et de changer [sa] manière de penser L’art permet de sortir tout ce qu’il y a en nous et en même temps cela peut encourager certaines personnes de notre entourage à faire preuve d’esprit critique, à devenir artistes ou bien simplement à faire des études…

Parmi ses projets il en est un de particulièrement symbolique. Il s’agit de réaliser une pièce qui s’appellera Why coming back ? :

Sur les toits des camps, il y a des pigeonniers. Les pigeons vivent dans ces pigeonniers comme nous dans les camps de réfugiés: on y reste bloqués si longtemps que l’on finit par croire que c’est notre maison. Et quand les pigeons sortent – ou si nous sortons – le chef du camp siffle, et nous, les pigeons et les hommes, rentrons dans le camp…

Pour accéder au blog de Francis Richard, cliquer ici

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