Aller au contenu principal

La magie Melquiot, une histoire à danser debout

novembre 19, 2018

Le bal littéraire ? « Une histoire à danser debout ». On écoute et on danse, en alternance, sur dix chansons, dix épisodes… Dix épisodes d’une de ces histoires qu’aime Fabrice Melquiot : un homme d’une quarantaine d’années rencontre une femme de quatre vingt deux ans et voici qu’ils se retrouvent quelques heures et quelques verres de Chardonnay plus tard à l’Hôtel Américain à la rue Charlot et qu’ils… elle… il…

Et le corps de la femme est couvert de tatouages comme des paradigmes des traces que la vie laisse sur les corps et les âmes de celles et ceux qui l’on vécue. Et l’homme lit la vie, l’histoire de la vie de « Suzanne » en déchiffrant ses tatouages pendant qu’elle dort, elle dort, elle dort.

Fabrice Melquiot se plaît à parler des vieilles femmes dans ses histoires et à leur donner la parole, une parole incarnée dans leur vieux corps si beaux, si flétris : La grue du Japon, Cafard Motel, le 470ème bal littéraire… elles l’intriguent ? Elles le poétisent ? Il se plaît à aller à contre courant de la glorification de la femme jeune et belle et fertile ? Pour parler de l’amour des corps autrement ?

Nous avons écouté et souri et dansé et bougé nos corps au son de dix chansons tous âges confondu nous écoutions et nous dansions et personne n’était seul, la magie Melquiot opère toujours… nous avons dansé au son de dix chansons et écouté et souri et imaginé ce que nous écririons à notre tour et bougé notre corps au rythme des mots – quels mots ? Car tous les mots ont disparu à la fin de la soirée. Personne ne sait personne ne se souvient c’est un bal littéraire vous comprenez ! C’est la paradis de l’éphémère et les merveilles écrites le jour même sont jetées aux oubliettes le soir après le bal en tous cas c’est ce que nous dit Fabrice Melquiot alias ce soir Guillaume et John : nous sommes fous mais nous ne sommes pas assez fous dit-il, nous sommes formidables, c’est le paradis ici dans ce troisième arrondissement béni de Pais où les couples sont aussi divers qu’ils et elles le souhaitent. On se souvient du paradis. Paradise… et on danse à son rythme et celui de Boys don’t cry (moi je chantais bien sûr « Girls don’t cry »). « Nous sommes formidables » : ce 17 novembre 2017 nous dansions avec les images du bonheur et de la liberté en écoutant la pluie qui ne pleuvait pas sur Nantes…

Publicités
No comments yet

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.