Aller au contenu principal

PEACE BUILDERS ARE HEROES OF KINDNESS

décembre 11, 2019

Dans le cadre du 70ème anniversaire des Conventions de Genève, l’Ambassade de Suisse à Athènes invitait hier soir à un débat auquel participaient Maria Telalian, cheffe du Département juridique au Ministère des Affaires Etrangères de la République Hellénique, Julie Tenenbaum, conseillère juridique au CICR à Paris et le grand reporter Sotiris Danezi.

Les Conventions de Genève, signées par 196 États, veulent se porter garantes du respect du droit humanitaire international et en particulier de la protection des civils, des membres de l’aide humanitaire, des blessés et des prisonniers de guerre. Hélas, le droit humanitaire est fréquemment bafoué sous les yeux mêmes de qui le défend. Qui plus est, les conflits armés non internationaux et le terrorisme semblent vouloir échapper aux valeurs promulguées par les Conventions de Genève. Mais comme le souligne Sotiris Danezi, ce n’est pas parce qu’une bonne loi n’est pas (toujours) respectée qu’il faut la rejeter, alors que les valeurs qu’elle affirme sont essentielles à l’humanité.

Parmi les questions abordées, celle de savoir comment faire respecter le droit humanitaire par des chefs d’État qui se disent lutter activement contre le terrorisme sur leur propre territoire et comment le faire respecter sur le terrain – celui de la guerre donc, ce terrain qui rend fou, une réalité que connaît bien Sotiris Danezis. Julie Tenenbaum insiste sur l’humain et la nécessité de la formation des militaires sur le terrain même, justement, là même où le stress tend à faire oublier toute notion de droit. Au Musée de l’Histoire de l’Université d’Athènes, à l’ombre de l’Acropole, où se tient le débat, entre politiciens, juristes et intellectuels, le droit humanitaire international semble certes une évidence. Mais le faire vivre là où il doit s’appliquer reste un défi quotidien. Sans oublier, à l’avenir, la formation des robots… Et l’art, qui a lui aussi sa place dans la résolution des conflits, comme l’écrit Sophia Hiniadou Cambanis, responsable des affaires culturelles auprès de la Présidence de la République Hellénique (Protagon.gr). Et je pense au temps où les héros de la bonté remplaceront les héros de la guerre dans l’âme des jeunes aspirants à l’héroïsme comme dans les jeux vidéo qui les inspirent. Utopies ? Certes, mais la Croix Rouge est elle aussi née d’une utopie. Une utopie folle et magnifique. Et le CICR, garant des Conventions de Genève, est aujourd’hui bien réel. Tout comme le sont le Musée international de la Croix Rouge et du Croissant Rouge  et ses expositions. L’œuvre de Robert Montgomery y aurait toute sa place.

© Robert Montgomery

No comments yet

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.