Skip to content

Devenir soi – work in progress forever

avril 4, 2017

La genevoise Barbara Polla, docteur, galeriste, essayiste (entre autres) est une femme « arrivée » ce qui est bien différent de « parvenue ». Elle a connu pourtant des périodes de maigre comme on disait jadis. Ce qui lui permet aujourd’hui de présenter aux femmes (mais les hommes en feront un excellent usage) son manuel d’« autonormie »  dans lequel « la hiérarchie de soi a pour vocation d’abolir toutes les autres ». Beau et vivifiant programme. « Se » vivre est donc un choix : certes il ne va pas de soi et Barbara Polla n’oublie pas les contingences inhérentes aux conditions politiques, géographiques et sociales. Néanmoins changer de cadre conceptuel par les actions qu’on engage reste le meilleur de devenir qui nous sommes et être qui nous devenons.

Cela demeure plus facile aux hommes puisque la société est conçue par et donc pour eux. Son livre s’adresse donc plus particulièrement aux femmes. En bonne doctoresse Barbara Polla leur propose ses « hors normes sur ordonnance » afin de sortir du bridage des désirs et des codes qui le conditionnent. D’où ses multiples exemples afin de montrer que nul possède l’autre : l’objectif est de respecter les normes uniquement lorsque notre moi n’est pas sacrifié. Et l’auteure de « payer » de sa personne : « Moi j’aime l’amour par correspondance et correspondances. Je suis dans la norme du Moyen-Age, dans la norme des temps anciens ». Il existe là une belle maturité de l’âge qui sait qu’il y a des temps pour tout…

Mais Barbara Polla n’en fait pas une règle ; pour preuve les multiples exemples qu’elle offre ne serait-ce à travers les musées « qui regorgent d’histoires d’amour de tout ordre » : celle, lesbienne, qui unissait Lady Jane et Genesis dans leur volonté à se « connaître et réciproquement » ou celle du peintre Jacques Coulais, tétraplégique, qui estimait que l’amour est « un acte de liberté ». L’autonormie est donc une nécessité afin que corps et âme bougent, tremblent, désirent, transpirent, crient, aiment, souffrent, se fatiguent, s’excitent même lorsque le premier semble impotent. L’auteure fait choisir la vie dans son désordre comme dans son ordre. Elle opte pour la liberté contre l’aliénation : l’existence ne doit reconnaître d’autre règles jusqu’en ses questions là où il n’y a pas de réponses et où  tout échappe.

Accéder à l’article sur CARNET D’ART / « Femmes hors normes », Éditions Odile Jacob, 2017.

Poisson d’avril

mars 28, 2017

Vous êtes toutes et tous gracieusement invités à la présentation de FEMMES HORS NORMES par Barbara Polla ce Samedi 1er avril dès 11h à la Librairie du Parnasse à Genève, 6, rue de la Terrassière, en face de l’arrêt du Tram 12

Apéritif offert (poisson d’avril !)

Avec Barbara Polla et ses filles à qui le livre est dédié
Et en présence de Fidelina Iglesias et Virginie Stettler, ainsi que de Danni Orci, citées en exemple dans le livre

 

Liberté et passion

mars 22, 2017

Pour accéder à l’article, cliquer ici.

Et pour en savoir plus sur Femmes Hors Norme, Barbara sur France TV Info.

MA CHAIR MÉDECINE

mars 16, 2017

Soirée de lectures poétiques libres

proposée par Roxane Varone et Barbara Polla

 Cinéma Bellevaux, Lausanne, Rte Aloys-Fauquez 4

Entrée libre à toute heure | Buffet offert dès 21h15| Boissons au bar

 Le corps, la médecine, la maladie, la chair, l’addiction, de Bulgakov à Maylis de Kerangal, de Celse à Beckett… La médecine est un art, une science, un soin ; elle est physique, mentale et holistique… mais elle est aussi un rapport au corps, au corps malade, au corps mourant, au corps de l’autre – à sa chair.

Avec la participation exceptionnelle de Tatyana Franck (directrice du Musée de l’Elysée) et de Frank Smith (écrivain, cinéaste) / Ainsi que du groupe ESPERIMENTOQUADRO

« poetry is a revolutionary act against reality »

Textes de : Apollinaire, Louis Aragon, Georges Bataille, Samuel Beckett, Boulgakov, dadaïste fusion/ Clark – Gandhi – Jerome – MALADIA – Marzano – Shelley – Spinoza…/, Celse, Bob Flanagan, Gérard Genoud, Victor Hugo,  Maylis de Kerangal, Prudhomme, Pascal Quignard,  Ronsard, Sully, Frank Smith, …

Lecteurs : Laura Barbolini, Janet Biggs, Pierre Desclouds, ESPERIMENTOQUADRO, Tatyana Franck, Gérard Genoud, Nikias Imhoof, Tuomo Manninen, Barbara Polla, Francis Richard, Victoria Salati, Frank Smith, Virginie Stettler, Roxane Varone, …


L’art est une forme de la fête

(Georges Bataille)

 

« Un corps. Et la poésie dedans. Et inversement. Et inversement dedans dehors. Et inversement dehors dedans. Et comment un corps ? Qu’est-ce ça veut dire, avoir un corps ? Et comment il agit, un corps ? Et que peut-il, un corps ? Corps qui peut, corps qui bouge, corps qui rythme, et corps qui erre, comment ? Mobile, nomade selon quelles migrations et en ligne pour quels projets ? Et inversement : corps nomade selon quelle ligne et en migrations pour quels projets ? Des os et de la viande, comment ils agissent ? Des os et de la viande et le pouvoir en place, comment ? Le pouvoir qui cherche toujours à fixer, à incarcérer, à dominer, et le pouvoir qui se dissémine, comment ? Et la poésie là dedans ? Qu’est-ce que la poésie? Dans quels cas la poésie et sous quelles conditions ? »

(Frank Smith, 2017)

Retrouvez plus d’informations sur la soirée MA CHAIR MÉDECINE sur TRAJECTOIRE et sur Le blog de l’art hélvétique contemporain.

 

 

Barbara chez Marie-Sophie Lacarrau

mars 9, 2017

Journée des Femmes (Hors normes)

mars 8, 2017

Pour lire l’article sur TV5 Monde, cliquer ici.


Pour lire l’article paru dans la Tribune de Genève, cliquer ici.



Et pour lire l’article paru sur le Blog de Francis Richard, cliquer ici.

Le 7 mars et le 8 mars : une utopie nécessaire

mars 7, 2017
Un 7 mars à 7h du matin, je suis née… et alors, panique à bord, ils se sont réunis et ils se sont dit… ouh la la il faut absolument qu’on fasse quelque chose… Et ils ont donc créé la Journée de la Femme, pour le lendemain. Ils ont bien fait. Bon en général je ne suis pas trop Journée de la Femme – car en attendant qu’ils créent aussi une Journée de l’Homme (de l’homme masculin donc) la répartition entre un jour pour nous est les autres pour eux ne me convient pas Tout à fait… mais cette année c’est un peu différent car mon livre Femmes Hors Normes (hommes hors normes ce sera pour plus tard…) sort pour la Journée de la femme chez Odile Jacob.
Et qui plus est je vais présenter Femmes Hors Normes au JT à 13h sur France 2 —  merci à Marie-Sophie Lacarrau pour ce joli cadeau d’anniversaire — merci aussi d’être engagée pour les Droits de L’Enfant.


Principe d’autonoRmie générale

Jean-Paul Gavard-Perret sur De l’art helvétique contemporain

« Barbara Polla poursuit sa lutte. Elle apprend aux femmes (et par jeu de bande aux hommes) à ne pas subir l’amour pour les unes et le faire supporter pour les autres mais à le créer. Tout pourrait donc se résumer à un « je veux que tu soi et non pas je te veux ». On aura beau jeu de taxer l’auteure de féminisme, d’humanisme, d’idéalisme pour autant il reste toujours comme disait une romancière à « trouver des mots pour le dire ». « Le » : à savoir LA femme.

La Genevoise, médecin, galeriste, écrivaine poursuit donc une utopie nécessaire : l’appel de l’autonomie des femmes au quotidien. L’ »autonormie » pour toutes. C’est pourquoi ces exemples de « femmes hors normes » sont là afin de prouver la certitude qui l’anime : l’autonomie et l’incarnation sont possibles pour chaque femme. Elle les revendique comme le respect que tout être – masculin ou non – doit accorder à la femme.

Pollla 2.png

Grisélidis Réal

Il y eut bien sûr des pionnières dans ce combat. Mais chaque femme peut trouver et revendiquer qui elle est en se devenant. Elle doit apprendre aussi « à sortir de la norme beauté tout en gardant la beauté ». Cela n’est pas facile. Le monde médiatique, social, politique regorge de « corps-image formaté » si bien que le corps devrait répondre à une norme aussi prévisible qu’uniforme. L’auteur demande à « l’individuer » afin de donner à chaque femme la puissance d’affirmer ses propres marqueurs de la beauté.

Ce livre est donc capital : le propos en est clair, percutant, vivifiant. L’auteur sort le sexe de l’ornière du couple et du devoir qu’on appelle conjugal. Contre la soumission masculine Barbara Polla accepte que pour une femme AUSSI l’histoire de la sexualité puisse être autant magnifique et peut être paradisiaque que « dégoutante ».

« Femmes hors normes » devient ainsi le manifeste pour faire du sexe tout sauf « une affaire d’homme et que nous le subissons parce qu’il le faut bien » mais une manière de trouver la liberté des femmes non pas contre les hommes mais avec eux. C’est pourquoi un tel livre s’adresse autant aux mâles qu’aux femmes. Plus même ! »

Vive les femmes, le 8 mars et forever !