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Le Hibou, le Cadavre et les Oiseaux

septembre 16, 2014

Julien Serve semble avoir dessiné pour Baudelaire, ou peut-être Baudelaire a-t-il écrit pour lui. Ce sont en réalité les films de son adolescence qui ont inspiré l’artiste d’aujourd’hui, Bonnie and Clyde, Il était une fois dans l’Ouest, Blow out...  Sans oublier Uccellacci, uccellini et Pier Paolo Pasolini.

Final final julien

 

Sous les ifs noirs qui les abritent, hiboux julien gif
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu’à l’heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu’il faut en ce monde qu’il craigne
Le tumulte et le mouvement,

L’homme ivre d’une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D’avoir voulu changer de place.

Baudelaire

 
A voir à Paris à la galerie Vanessa Quang, dans “L’Oiseau Volé” (7 rue des Filles du Calvaire, du mardi au samedi de 11 à 19h, contact : Barbara au + 41 79 200 90 36 ou Nicolas au + 33 684 84 65 77).

Le tragique surinvestissement sentimental des femmes

septembre 9, 2014

J’eusse préféré ne pas en parler, de Valérie – Valérie comment déjà ? Mais en lisant l’article de Peggy Sastre , je me suis dit que les leçons à tirer étaient trop intéressantes pour ne pas en parler.

Peggy Sastre commence son article en citant l’actrice Anémone qui affirme : “Mes deux premiers besoins sont la solitude et la liberté”, une affirmation dont Peggy Sastre se réjouit avec délices. Pourquoi ? “Parce que, pour une fois, une putain de femme n’avait pas je ne sais quelle notion relative à l’amour, au bonheur familial ou à la réussite conjugale à la bouche quand elle faisait état de ses priorités de vie.”

Oui, et Peggy Sastre a raison aussi, quand elle dit que s’éduquer est plus intéressant qu’une “réussite” amoureuse. Parce que cette idée nous emprisonne, nous empêche, trop souvent, de nous réaliser nous-mêmes, de grandir, de nous approcher de qui nous sommes et voulons être, fondamentalement. Le surinvestissement sentimental (s’il vous plaît notez bien que Peggy Sastre parle de surinvestissement et non d’investissement, et de sentimentalité et non d’amour !) fait partie de ce que j’ai appelé, dans Tout à fait Femme, le GPS : le Grand Plan Social qui nous veut ceci et cela et sentimentales et mères parce que c’est ainsi que nous assurons la survie de l’espèce – trop souvent au détriment de la nôtre.

Notez aussi que nous pouvons sans aucune sentimentalité être à la fois épouses, amantes, mères – ou pas – et être aussi, surtout, et avant tout, nous-mêmes. Car finalement, que fut François dans la vie de Valérie ? Un moment, oui. Alors, pourquoi en faire une tragédie ? Valérie est vivante bien vivante. La tragédie, c’est uniquement ce surinvestissement sentimental que critique Peggy Sastre, celui qui, dans la vie de femmes “normales”, comme dans celle de Valérie, nous conduit trop souvent à nous censurer, à limiter notre existence, à nous diminuer, comme si nous ne pouvions vivre que par procuration. Comme si nous ne pouvions que “souffrir le martyre quand le bouquet de violettes en vient naturellement à faner”. La vie est là pourtant, qui nous attend – qui n’attend que notre réalisation personnelle et individuelles de femmes que nous sommes et qui avons la chance extraordinaire de vivre dans des pays qui nous aiment libres. Alors ne nous enfermons pas nous-mêmes, comme le dit encore Peggy Sastre,  “dans le domestique, le conjugal, le quotidien”, mais vivons, cultivons nos libertés, nos savoirs, nos créations et nos échanges ! Et refusons de nous enfermer nous-mêmes dans cette position ridicule de victimes de l’amour, et d’y enfermer d’une même clé – d’un même cadenas – l’homme que nous faisons semblant de porter aux nues mais qu’en réalité nous diminuons autant que nous-mêmes. À ce propos Peggy Sastre parle non sans raison de cannibalisme…

Et l’amour dans tout cela ? Ah l’amour. L’amour, la vraie révolution. L’amour nous fait sublimer, magnifier l’autre et nous-mêmes. L’amour ? Un acte vital et politique fondamental. Alors, aimons, et au diable le sentimentalisme, l’apitoiement sur nous-mêmes, la dégradation de l’autre et le livre de Valérie !

Pro Néo Féminisme – Smoking up Ambition !

septembre 8, 2014

Vendredi 5 septembre à Genève, invitée par les commissairessmoking-up-ambition-blog-analix-22-08 de Smoking up Ambition Donatella Bernardi et Fabienne Bideaud, Barbara a eu le plaisir d’être invitée à parler de ce thème. Mais comment parler de Néo féminisme sans la présence de l’artiste autrichienne Michaela Spiegel, la fondatrice du Laboratoire du Néoféminisme ? C’est donc en duo que nous avons donné cette conférence.

Définition du Néoféminisme de Michaela Spiegel, tel que proposé par Barbara Polla :
Antithèse du sexisme donc – de tous les sexismes – le néoféminisme de Michaela Spiegel est aussi une déconstruction des stéréotypes par l’image, par les jeux de mots et par l’humour.

Le rire, l’humour – des instruments de travail encore rares chez les féministes !

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                                                                Je monte Je valide © Michaela Spiegel                                                                                                         Présenté au MAC Lyon, exposition Motopoétique, 2014

Pour voir la vidéo, cliquez ici.

Quant à Barbara, elle continue de s’interroger sur les avenirs possibles de nos positions respectives d’hommes et de femmes occidentaux.

Dans le domaine de la création artistique, intriguée par la quasi absence de représentation “glorieuses” du sexe masculin par les artistes femmes (les représentations “négatives”, du sexe violent, violant, elles, sont foison au cours 20ème siècle), Barbara Polla a tenté une analyse des raisons, mais a aussi proposé une inversion de cette réalité, et organisant une première exposition intitulée “Beautiful Penis”, à Paris en 2012, consacrée aux artistes qu’elle a cherchées et trouvées et qui reconnaissent au phallus, dans leurs représentations, énergie vitale, élan et beauté.

Dans la foulée une seconde exposition sur le même thème, “The King” à Genève, des conférences, au Palais de Tokyo notamment, et le colloque organisé dans le cadre de la Biennale d’Athènes (dans l’ancienne bourse de la ville) sur le thème “Je bande comme un pays”.

De l’observation au détournement, de la création à la liberté, les relations de genre réinventées.

Pour voir la présentation (extrait) : cliquez ici.

Mon dernier journal : THE BIRD JOURNAL

août 26, 2014

Bird Journal 1st page The bird journal page 2
Mon dernier journal, avant le prochain !

Pour le découvrir en intégralité, cliquez ici.

Si mon père n’avait préféré Barbara, ma mère m’aurait appelée Brigitte…

août 22, 2014

RMC screenshot 22 08

Chez Brigitte Lahaie, mardi 19 août, j’ai été particulièrement intéressée par le mail très fin d’une jeune femme de 27 ans, Florence, qui parlait de sa conception du couple et de la fidélité. Elle disait, en résumé, qu’elle et son compagnon avaient chacun leur vie, chacun leurs relations, mais qu’il y avait un lieu où ils n’introduisaient aucune autre personne, en l’occurrence, “la maison”. Ce concept du lieu, réel ou symbolique, réservé à une personne unique, à une interaction particulière et spécifique, m’a semblé très beau, et prometteur de réelle liberté – et d’un vrai secret. Plus je réfléchis à cette question, de la fidélité-infidélité, plus je me dis que “tromper” – un concept que j’aimerais définitivement abolir en fait – mais tant qu’il résiste, alors je dirais, oui, que tromper c’est ne pas aimer, ou ne plus vraiment aimer. Tant qu’on aime celle ou celui qu’on aime, quel mal un autre amour peut-il faire à celui-ci ? L’enrichir peut-être…

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Et pour plus d’informations, cliquez ici.

Pour vivre heureux… au fil de l’eau

août 19, 2014

Photo article Barbara 19 aout

Pour lire l’article, cliquez ici.

“I woke up in Beirut”, un projet de Rebecca Russo et Georges Henri Rabbath

août 18, 2014

Rebecca Russo est une femme exceptionnelle, cela nous le savions depuis longtemps.

Psychothérapeute, elle est la première à avoir utilisé la vidéo d’art pour améliorer les diagnostics et les traitements de ses patients. Elle a ensuite développé cette approche au niveau international, créé VIDEOINSIGHT Art for Care et la Fondation ARTE SCIENZA VIDEOINSIGHT. Elle organise régulièrement des expositions – la prochaine, pendant Artissima, à Turin, avec Manuel De Santaren, fin connaisseur de vidéos lui aussi, à la fois collectionneur et conseiller artistique – mais aussi des séminaires. Elle a publié de nombreux livres sur le concept de VIDEOINSIGHT et vient de créer un Master : 110 heures de cours et séminaires, qui débutera le 6 mars 2015 à l’Université de Bologne.

Mais voici qu’elle va encore plus loin dans la matérialisation de son idée fondamentale : la vie est art, l’art est vie. Si c’est le cas, se dit-elle, alors chaque instant de l’existence peut-être œuvre d’art. Avec le photographe Georges Henri Rabbath dont elle va prochainement montrer “The Better World Project” à Turin, elle se lance, avec ingénuité, témérité, délicatesse, dans une documentation artistique de ses journées à Beyrouth. Huit cent clichés par jour, Leica ou Fuji. Selon Rebecca Russo, la quantité de photographies journalières était importante pour créer une vraie con-fusion entre art et vie.

Work in progress. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Et retrouvons Rebecca Russo, si ce n’est à Beyrouth, à Turin pendant Artissima !

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