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Hüsamettin Koçan, a “cultural physician”

juillet 27, 2015

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According to the French poet Paul Éluard, what we sometimes call serendipity in reality are appointments we should always recognize and honor.

The video artist Ali Kazma, a few years ago, mentioned to me the existence of Baksi Museum and their artist residencies. I started to dream: what a treat it would be to be able to spend a few weeks there, solely concentrating on writing… Sometimes, dreams come true. I wrote to Hüsamettin Koçan, the founder of the Museum, and applied for residency, submitting three projects that somehow had a link to Turkey. I then met Hüsamettin Koçan at Arter’s, in Istanbul, at the opening of Ali Kazma’s biggest ever solo show, “Time Maker”, curated by Emre Baykal. Hüsamettin Koçan looked at me, smiled, and said: “We would be happy to have you at Baksi. You may forget about your projects, just do whatever you will feel inspired about at that given time.”

Six months later, I am ready to leave for Anatolia, and by now I have ten projects I would like to complete… While organizing my journey, I realize that Hüsamettin Koçan, who is not only the founder of the Baksi Museum, but also (or better said, foremost) an artist, is having an exhibition in Bodrum, at Casa dell’Arte, a wonderful art place run by the Buyukkusoglu family. Being close to the family, I visited several times Casa Dell’Arte, to evaluate the artists in residency there. And not only is Hüsamettin Koçan exhibiting his “Shadows” at Casa dell’Arte, but the opening of his show is the very night of my arrival to Turkey. This is definitively an appointment, isn’t it, and not just serendipity… I am now making sure my flight to Erzurum makes a stop in Bodrum. Not exactly the right direction? Let’s see.

We all meet in Bodrum, Hüsamettin Koçan, the Buyukkusoglu family and myself, and even Ali Kazma and Emre Baykal. Koçan’s “Shadows” which are, according to the artist himself, “a world between existence and nothingness, without history, without identity, flitting from place to place” animate Casa dell’Arte, like ghosts from another dimension. Jacques Derrida was right, when predicting ghosts, his beloved companions, a most glorious future.

At Casa dell’Arte, Hüsamettin Koçan’s Shadows meet Robert Montgomery’s ghosts: “THE PEOPLE YOU LOVE BECOME GHOSTS INSIDE OF YOU AND LIKE THIS YOU KEEP THEM ALIVE” states Montgomery’s light piece in the yard in front of the see, while Koçan’s sculptures and paintings link modernity to tradition, mythology to abstraction, Anatolia to the world, and color to shade. If his “Shadows” are claimed by Koçan to be without identity, it might be as a necessary contrast to the artist’s own multiple identities – not to forget the essential one proposed by Nusret Polat: the artist as a “cultural physician”. May I say, being myself a classical physician: the cultural physician is likely the most important of all, in particular in this second decade of our 21rst Century. Not by serendipity, but by necessity.

“Le vieux qui lisait des romans d’amour” et vivait l’amour pur

juillet 21, 2015

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Depuis longtemps je voulais lire ce livre, Le vieux qui lisait des romans d’amour. Dimanche matin, dans un TGV partant à l’aube de Montparnasse, j’aperçois vaguement un vieux livre de poche visiblement lu et relu et relu encore, tout corné, tout fripé, sous le siège en face de moi – et je m’endors bien vite, bercée par le train…. Mais avant d’en sortir, à Saint-Pierre-des-Corps, je me baisse pour voir, c’est quoi ce livre ? Le vieux qui lisait des romans d amour. Je me l’approprie alors, je le reçois, je l’emmène avec moi, comme un précieux cadeau, ce livre qui avait eu le prix Relais H en 1992 et que l’on trouvait alors dans toutes les librairies de gare. J’ai commencé à le lire en attendant l’autocar pour Chinon, et je serais restée là, sans monter dans cet unique autocar providentiel en ce dimanche matin, si quelqu’un ne m’avait dit “Madame, Madame, votre autocar va partir !” J’ai lu dans l’autocar puis dans le train encore au retour… Jusqu’à la fin, quand Antonio José Bolivar tue l’assassine et vengeresse ocelote – “une bête superbe, une beauté, un chef-d’œuvre de grâce impossible à reproduire, même en imagination” puis s’en retourne dans sa cabane, lire “ses romans qui parlaient d’amour avec des mots di beaux que, parfois, ils lui faisaient oublier la barbarie des hommes.”

C’est à cela que servent les livres… alors si quelque part vous trouvez un vieux livre, ramassez-le et lisez-le, ils contiennent parfois des mots si beaux…

“L’amour pur, écrit Luis Sepulveda dans ce bijou de livre, sans autre finalité que l’amour pour l’amour”. L’amour des corps, “sans possession et sans jalousie. Nul ne peut s’emparer de la foudre dans le ciel, et nul ne peut s’approprier du bonheur de l’autre au moment de l’abandon.”

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Dernière semaine en France avant l’ailleurs de l’été

juillet 18, 2015

Au Château du Rivau et ses chimèreschateaudurivau-bonneval-min

Pour voir l’exposition de Patricia Laigneau, fée du Rivau et de ses jardins

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Avec un regard particulier sur l’œuvre d’Eva Magyarosi

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©Magyarósi Éva

À la scène nationale le Grand R à Roche sur Yon, où Jean-Philippe Rossignol, écrivain, éditeur et chroniqueur littéraire, est désormais responsable de la littérature

R comme Rossignol ?

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Et surtout, à Paris, à Topographie de l’Art avec BODY MEMORY

Voir les vidéos à ce sujet sur le site d’Anne Kerner, OUVRE TES YEUX !

Capture d’écran 2015-07-18 à 18.08.52©Robert Montgomery

Et jeudi soir, 23 juillet, projection, présentation et discussion autour de Carlotta’s Way de Laurent Fiévet.

Avec Marie Gayet, et en présence de l’artiste, pour comprendre les dessous de cette œuvre fascinante

Et fêter ensemble cet été que nous fêterons encore !

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Barbara était à LOOP. Ouvre tes yeux !

juillet 16, 2015

Capture d’écran 2015-07-16 à 16.38.11Pour regarder la vidéo, cliquer ici.

From Beirut : Sarah’s Bag and Women Rising

juillet 11, 2015

J’ai eu le privilège d’être invitée à Beyrouth au mois de juin par une merveilleuse amie qui, connaissant mon intérêt pour les liens entre Art & Prison, m’a amenée, entre autres, chez Sarah. Les sacs de Sarah? Une marque, qui fait parler d’elle, mais aussi une entreprise sociale originale et ambitieuse. Les sacs et les accessoires de Sarah’s Bag sont conçus et fabriqués grâce à l’ingéniosité et la créativité de plus de 200 prisonnières et ex-prisonnières du Liban, qui après avoir acquis un savoir faire précieux, le transmettent à d’autres prisonnières. Women Rising, from prisoners to Artisans.

Non contentes de fournir du travail et un revenu à ces femmes, Sarah Beydoun et ses collaboratrices sont allées plus loin cet été, donnant l’opportunité à des femmes prisonnières d’exposer une œuvre d’art, en parallèle à leur histoire. Une exposition dont l’ensemble des revenus est cette fois ci destinées aux femmes, pour les aider, comme dans le cas de Nibal ou Fatima, à bénéficier d’un avocat pour être jugée plus rapidement et dans de meilleurs conditions.

Protect me from what I want !

Pour en savoir plus : cliquer ici.

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BODY MEMORY à Paris

juillet 10, 2015

Screen Shot 2015-07-06 at 11.56.07 PM©Shaun Gladwell

Topographie de l’art est pour moi un palimpseste. Lorsque j’ai débuté ce projet surréaliste me disait-on de faire des expositions à Paris, sans lieu et sans structure, le second à m’accueillir fut Adon Perez, alors directeur de Topographie. Et nous avons proposé en plein mois de juillet la première grande exposition solo de Ali Kazma à Paris, “How to film a poet”, treize vidéos dont les images mouvantes et les sons se mélangeait dans l’espace, une exposition qui marqua l’esprit des visiteurs, nombreux, qui parlent encore de cette exposition des années plus tard… Si bien que les artistes âmes du lieu, Vera Röhm et Horst Haack, m’ont proposé de refaire, quatre ans après, une exposition de vidéos, cette fois-ci avec un groupe de vidéastes. Clara Dijan et Nicolas Leto, artistes eux aussi, qui il y a quatre ans assistaient Adon Peres, sont désormais responsables du lieu. Et à nouveau, nous proposons la magie de douze œuvres vidéos, dont une double projection, donc treize, en plein mois de juillet, et par la porte de Topographie grande ouverte sur la rue de Thorigny, on découvre la magie des images mouvantes, monumentales pour certaines, intimistes pour d’autres…

BODY MEMORY traite de la mémoire du corps, et m’a donné l’opportunité supplémentaire de lier mes connaissances médicales et scientifiques sur la mémoire à  celles de la vidéo. La vidéo et la mémoire fonctionnent de manière proche : on stocke les images, images existantes, images trouvées, images imaginées, on les conserve, on les compresse, et à un moment donné on les “déstocke”, on les mélange, on les transforme, on en crée de nouvelles avec celles que l’on a conservées si longtemps, cachées dans un recoin du cerveau – ou du corps ?

BODY MEMORY fut aussi l’occasion d’accueillir pour une visite les Amis du Palais de Tokyo de Paris, sous la présidence de Bernard Chenebault et grâce à Katia Raymondaud.

Amis du Palais de Tokyo en Suisse, nous serions ravis de vous accueillir aussi !

Pour en savoir plus sur l’exposition : cliquez ici.

BODY MEMORY sur Paris Art

BODY MEMORY dans l’Officiel des Galeries (ici & ici)

BODY MEMORY sur ‘lesbranchouilles.com

BODY MEMORY sur Slash Paris

BODY MEMORY sur le site du CNAP.

Week-end de rêve à la rue de Hesse

juin 30, 2015

Avec Frédéric Chaubin et ses Dream Builders soviétiques, Inès Abdallaj et son brunch libanais, avec Bénédicte Montant l’architecte et notre députée préférée, et Nabil Canaan de Station Beirut venu tout exprès du Liban pour le brunch !

Image de Nuit

Samedi soir
BrunchEt dimanche matin

Merci à tous – et le week end prochain, see you in Paris for BODY MEMORY !

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