Skip to content

Critique de Dina Sahyouni

juillet 27, 2016

Dina Sahyouni, Directrice de la publication de la revue LPpdm, Présidente de la SIÉFÉGP : De l’épître à l’ontologie du bleu ou « perdre pied » et « Drôle de pratique que l’écriture » dans Vingt-cinq os plus l’astragale de Barbara Polla

Le journal intime Vingt-cinq os plus l’astragale signé Barbara Polla paru en avril dernier aux éditions Art & Fiction illustre merveilleusement bien la création littéraire contemporaine des femmes qui reconfigure les genres et les formes littéraires connus. L’élan créatif extrêmement promoteur des écritures contemporaines des auteures confirme aussi leur force indéniable de penser l’indicible lorsqu’il s’agit d’esquisser une étude psychique et sociale des positions éthiques propres à nos sociétés contemporaines où les expressions de l’individualité et de l’altérité dans l’écriture de soi déploient toutes leurs dimensions philosophiques, éthiques, culturelles et politiques.

Dire le soi, l’autre, la vie, l’écriture, la peinture, le bleu, le handicap, la maladie incurable, le corps aimé, le corps souffrant, la mort et le suicide deviennent des terrains glissants et intouchables si l’on n’accepte pas de « perdre pied » à l’instar des artisans artistes de la vie tels la diariste et certains de ses protagonistes (Jacques et Louise) dans ce récit, non pas auto-fictif de soi mais de la vie. … dans cet ouvrage de Barbara Polla, l’aveu se transforme en une déclaration d’amour adressée aux protagonistes du journal, aux lecteurs, aux ancêtres admirés, à la mort, à la vie, au corps souffrant, au suicidé, aux arts, aux villes Paris, Venise (et leurs fantômes) et surtout à autrui puisqu’il n’est que l’expression de la vie. L’aveu n’est plus une manifestation du remords issu d’un lourd secret mais un hymne à la vie.

Pour lire la critique de Dina Sahyouni en entier : cliquez ici

Laure Delaunay à propos du « magnifique texte de Barbara Polla : croisements franco-italiens »

juillet 7, 2016

viewmultimediadocument

Laure Delaunay 

Rédactrice de la revue LPpdm et responsable des rubriques

« Poésie & Théâtre » & « Poésie italienne »

Site officiel : https://lauredelaunay.com/

J’ai longtemps détesté mon pays. Un rationalisme fatigant auquel je ne comprenais pas grand-chose. Je lui ai préféré l’Italie, pays où tout est possible, pays où on s’arrange toujours. Ou les choses finalement sont simples. Mais voilà, je suis bien en France, je me sens bien à Paris. Pour les raisons que donne précisément Barbara Polla.

Vivre entre la France et l’Italie, faire des allers et venues. Oui. Oui. Oui.

Mille allers et venues. Mais vivre et travailler en France, vivre et travailler en France.  Au nom de la petite plage de Charente Maritime où je suis née et qui est enfermée dans mon cœur comme un secret. Au nom de Du Bellay. Au nom de cette éducation unique au monde qu’elle m’a offert. Au nom de son courage. Au nom de la laïcité. Au nom de la force et de la liberté qu’offre notre République.

J’ai longtemps pensé à une expatriation que j’appelais même ex-matriation tant mon pays m’apparaissait comme une sorte de ventre dont je n’arrivais pas à sortir. Mais non. Vivre ici. Dans l’amour doux de mon père, dans l’amour de ma mère.

Les pains au chocolats… les noms des stations de métro… les petits squares.

La mixité raciale, sociale. Le sens du débat.

Les italiens sont très attentifs aux mots qu’ils prononcent et c’est une merveille absolue pour moi. Mais les français ne sont pas si mal : ils prennent garde aux idées qu’ils défendent et cela aussi, c’est beau.

Les vacances en Italie, oui, toute ma vie. Parce que l’art, la délicatesse, ces corps qui n’en finissent pas de danser. Ces esprits qui savent penser et parler avec leur corps. C’est un spectacle et une joie à nulle autre pareil. Mais la vie à Paris, la vie à Paris.  Dans ce bain d’idées qu’est Paris. Dans ce foisonnement-là. Ce foisonnement unique où il est permis de penser en toute liberté.

Vivre en France. Vivre à Paris. Tout près de la Sorbonne, tout près de la Maison de la poésie, tout près de la Comédie Française. Pas par snobisme. Non, vraiment, oui, par amour.

Ô Italie, bel paese. Ô Paris, dolce città.

Oh ! Vivre à Paris et aller régulièrement en Italie ! Oh oui ! Oh OUI !

C’est le bonheur parfait.

Les français n’en finissent pas de douter d’eux-mêmes… et pourtant, et pourtant, ils ne devraient pas. C’est ce doute qui est désagréable à ceux que nous accueillons.

Soyons de bons hôtes : aimons-nous.

 

* Voir l’article de Barbara Polla, « Pourquoi j’aime la France, même en 2016 » dans le périodique Le Temps, url :https://barbarapolla.files.wordpress.com/2016/06/polla_.pdf et diffusé le 30 juin 2016 sur son blog officiel, url : https://barbarapolla.wordpress.com/2016/06/30/pourquoi-jaime-la-france-meme-en-2016/.

** Laure Delaunay, « Sur le magnifique texte de Barbara Polla : croisements franco-italiens », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 7 juillet 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/07/chronique-de-laure-delaunay.html



Pour en savoir plus, cliquer ici.

Dipinto di blu, Parker Neill

juillet 5, 2016

Pan des muses : invitation à lire

juillet 4, 2016

header_article_tmpphpBWp92v

Le Pan des Muses vous recommande vivement l’ouvrage Vingt-cinq os plus l’astragale de Barbara Polla pour la portée immédiate des thèmes abordés (vivre, écrire, maladies incurables, handicap, fin de vie, corps malade, corps poétiques et artistiques, etc.) la richesse de son vocabulaire et de ses références, l’esthétique de sa présentation et de son style. Ce livre est à lire absolument !

Pour en savoir plus, cliquer ici.

 

Et à lire le 10 juillet 2016, Dina Sahyouni, « « Drôle de pratique que l’écriture » & « Perdre pied » selon Barbara Polla », Le Pan poétique des muses ; Lettre n°8.

 

LPpdm, « Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l’astragale aux éditions Art & fiction, 2016 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], en ligne le 01/07/16. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/astragale

Pourquoi j’aime la France, même en 2016

juin 30, 2016

Capture d’eěcran 2016-06-29 aĚ 16.12.25 Capture d’écran 2016-06-30 à 11.37.31

Perdre pied, dans le bleu

juin 27, 2016
Le bleu s’est dissous dans le bleu.
À la fin du cours, une étudiante synesthésique s’est peint le cou en bleu. Et Quentin, les mains. Les pieds, personne, même pas seulement le gauche. Alors je me suis peint le pied gauche en bleu.
Un pied dans la tombe si tu veux mais l’autre dans la peinture, dans le désir, dans la vie.
Peindre la vie en bleu avec paillettes dorées…
Capture d’écran 2016-06-27 à 17.47.48
PS. et d’ailleurs j’ai si bien perdu pied dans l’escalier du Parnasse que pour ne pas dégringoler de haut en bas je me suis appuyée sur ma main droite qui est inutilisable pour quelque temps… alors j’apprends à être gauchère

Un samedi bleu

juin 23, 2016

flyer-parnasse-polla-2

Le puzzle n’est pas un jeu solitaire : chaque geste que fait le poseur de puzzle, le faiseur de puzzle l’a fait avant lui ; chaque pièce qu’il prend et reprend, qu’il examine, qu’il caresse, chaque combinaison qu’il essaye et essaye encore, chaque tâtonnement, chaque intuition, chaque espoir, chaque découragement, ont été décidés, calculés, étudiés par l’autre.
— Georges Perec.

J’aime cet autre-là. Je ne le connais pas, mais je lui parle. Je lui écris. Drôle de pratique que l’écriture. Bleu ? Pour toi, Jacques. Pour le ciel, en haut du puzzle. Pour tes yeux. Pour Polanski. Pour Georg Trakl aussi, parce que L’or des jours est écoulé et que Les teintes brunes et bleues
du soir – parce que ses poèmes sont de cette couleur-là, entre bleu et brun, page après page, musique douce-amère de ses mots.
Le bleu est musique, couleur d’enfance, le ciel et les lacs et tes yeux encore, un rêve de calme qui révèle puis éteint la noirceur de la nuit.
– Extraits de Vingt cinq os + l’astragale

Le bleu de mes yeux s’est éteint dans cette nuit,
L’or rouge de mon coeur.
Ton manteau bleu étreignit celui qui sombre
Ta bouche rouge scella l’enténèbrement de l’ami.
— De nuit, par Georg Trakl

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 114 autres abonnés