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DARK MOFO

juin 9, 2017

Hobart, vendredi soir. Sous la pleine lune. A JOURNEY TO FREEDOM. And music, whisky, red winter. Thinking of Willow Court. Like a bird…

Tasmanian Museum & Art Gallery, où aura lieu l’an prochain, if all goes well, A JOURNEY TO FREEDOM.

Hobart le soir de l’ouverture du Festival Dark Mofo

Like a bird on the wire
Like a drunk in a midnight choir
I have tried in my way to be free

Like a worm on a hook
Like a knight from some old-fashioned book
I have saved all my ribbons for thee
If I, if I have been unkind
I hope that you can just let it go by
If I, if I have been untrue
I hope you know it was never to you

For like a baby, stillborn
Like a beast with his horn
I have torn everyone who reached out for me
But I swear by this song
And by all that I have done wrong
I will make it all up to thee

I saw a beggar leaning on his wooden crutch
He said to me, « you must not ask for so much »
And a pretty woman leaning in her darkened door
She cried to me, « hey, why not ask for more? »

Oh, like a bird on the wire
Like a drunk in a midnight choir
I have tried in my way to be free

Leonard Cohen (Bird on the Wire, 1979)

 

Et pour en savoir plus sur le festival DARK MOFO, cliquer ici

Syndrome de stress post-traumatique : et si l’on supprimait le trauma ? Utopie encore ?

juin 8, 2017

Juin 2017 est le mois du Syndrome de stress post-traumatique (PTSD, post-traumatic stress disorder), qui a même sa journée désormais : ce sera le 27 juin à tous le moins à Alberta. Le PTSD ? Un problème majeur pour ceux qui ont vécu la guerre – entre autres horreurs. En résumé et en simplifiant, la vision de certains TRAUMATISMES dans lesquels les individus concernés sont directement impliquées peut créer des altérations durables du fonctionnement de la mémoire et un retrait de la vie affective. Le syndrome menace « toute personne exposée ou confrontée ou témoin d’une situation qui a mis sa propre vie ou celle d’autrui en danger grave, qui a créé des blessures graves ou mis sérieusement en péril l’intégrité physique propre ou celle d’autrui et qui a suscité une peur intense, une détresse intense ou un sentiment d’horreur. »

Israel et les États Unis collaborent activement sur le sujet, et les armées et les centres de soins spécialisés réfléchissent à comment le guérir, notamment au vu du taux de suicide très élevé chez les anciens vétérans américains, suicides apparemment secondaires au syndrome en question : une vingtaine de vétérans américains se suicident tous les jours, avec un taux bien plus élevé que celui de la population générale américaine. L’Australie où je me trouve en ce moment est elle aussi très touchée par le syndrome qui affecte près d’un million de ses citoyens.

Thérapies médicamenteuses, thérapies comportementales, thérapies de « détournement » (le sport par exemple) et bientôt, des thérapies voire des approches de prévention qui vont permettre de moduler la mémoire des soldats, de faire en sorte que s’ils vivent des choses épouvantables ils ne s’en souviennent pas comme épouvantables. Je n’ose imaginer où cela pourrait nous conduire : la guerre ? une fête pour tous ! Quoiqu’il en soit, la prévention secondaire des traumas de la guerre occupe bel et bien des armées des thérapeutes de par le monde. Mais d’une manière ou d’une autre, nous continuons d’armer toutes les factions à l’oeuvre au Moyen Orient — puis essayons de guérir les maux de la guerre.

Mais — qui parle de la prévention du trauma même ? De la vraie prévention, de la prévention primaire ? De la prévention des conflits, de la guerre et du désespoir ? Nous sommes nombreux à oeuvrer dans la pénombre, à Genève notamment : pour en savoir plus, lire, entre autres, ici et ici.

Et pourtant, au moment où des dizaines de milliers d’enfants grandissent en pleine guerre, la prévention primaire est plus que jamais un impératif. Pour les enfants concernés bien évidemment, mais aussi pour nous tous. Car ces enfants vont devenir adultes, eux qui ont grandi dans la panique et la haine, et la panique et la haine vont grandir en eux et avec eux, trop souvent jusqu’au pire.

Encore une fois, « Si vis pacem, para pacem ». Si tu veux la paix, prépare la paix : le « Si vis pacem para bellum » des anciens est obsolète au 21ème siècle. Il n’y a pas de plan B à la paix. Le français Barthélémy Prosper Enfantin (un nom prédestiné…), socialiste utopiste, l’affirmait déjà, le 2 avril 1841, dans une lettre au général Saint-Cyr Nugues. Il n’y a pas de plan B à la paix, et l’Europe et le Canada plus que jamais portent sur leurs épaules le poids si lourd et si léger de l’utopie.

Le fiancé de Christine Archibald ne saurait penser autrement.


©Ben Quilty

Toile de Ben Quilty. L’artiste, qui a été, comme Shaun Gladwell, Official Australian War Artist, profondément marqué par cette expérience, a peint de très nombreux tableaux évoquant le PTSD.

Pour en savoir plus, cliquer ici

My Journey to Tasmania

juin 7, 2017

Grâce à Sandrine Moreau qui m’a accueillie à L’espace d’art la Terrasse à Nanterre pour l’exposition « Le sens de la Peine »
Grâce à Olivier Varenne qui est venu voir cette exposition et l’a aimée
Grâce aux artistes
Et grâce à mille autres personnes et événements, je pars en Tasmanie avec l’espoir d’y présenter l’an prochain, pendant le DARK MOFO Festival une prochaine grande exposition sur art et prison :

“Prison” is understood here not only as physical jails, but as imprisonment in general. And imprisonment is everywhere: it is physical, bodily, mental, social, cultural, virtual; imprisonment behind borders, borders from the other, the other humans, the other countries; imprisonment inside social norms, stereotypes and taboos; imprisonment in ourselves, in our bodies and our fears. And we humans imagine and create jails with similar passion as we thrive for freedom. In particular, in these times of political fear, rapid changes and sometimes convulsive chaos, the temptation of jailing anybody who diverges, from subversive teens to migrants, from political dissidents to journalists, seems to raise every day. Jails are proliferating everywhere in the world; we construct them and we let them proliferate; we let them being overcrowded, and too often we let them transform petty criminals in real criminals. Discipline and Punish (Foucault, 1975) is not over and the penal evolution away from corporal and capital punishment to the penitentiary system that began in Europe and the United States around the end of the 18th century is still ongoing. Inhuman – and so human.

The constant duality imprisonment-freedom may lead to both real and virtual Journeys to Freedom. It was as a Journey to Freedom that Australia started its today’s existence in 1788 – when the UK opened a first penitentiary in the natural port of Sydney, Port Jackson, and sent inmates and guardians on boats to Australia. Sometimes also prisons host such journeys to freedom from within. Art is one such freedom, even though it can be by itself a constraint – though a voluntary one. Jhafis Quintero, who became an artist while in jail for ten years, states that: “Creation is indispensable to the inmates’ survival”. Creating – no matters what – is indispensable to survive incarceration in the most constrained conditions: this is also what Joana Hadjithomas & Khalil Joreige tell as in their film Khiam 2000-2007. May be creating is indispensable for everybody’s survival. Indeed, “ART IS A FREEDOM” (Tracey Emin, personal correspondence): a freedom that starts in our brains. Think freely, imagine freely, create freely, write freely. Imprisonment and freedom are the two faces of a double sword. Any exploration of imprisonment is therefore by itself a journey to freedom and exhibitions on “art & prison” are one possible way to promote freedom, inasmuch such exhibitions always lead us to reflect on the binomial freedom/imprisonment. Freedom however is never attained: it is and always remains an every moment discipline and a constant effort. It is a journey, till the end. A JOURNEY TO FREEDOM.

Ancien Centre pénitentiaire de Port Arthur 

Hobart, Tasmanie

Sasha

juin 6, 2017

Sasha tu es déjà
Une enfant hors normes
Si ce n’est
Tes normes à toi
Tu aimes rire tu aimes l’art
Et tes yeux ont le bleu
Du lac Synevyr 
Tes yeux deux gouttes d’eau
Comme les yeux de ton père 
Au bord de la mer
La vie dans ton coeur
Ta vie à toi
Tes normes à toi

Et moi je t’aime
Merci Sasha

« La Puissance D’être Soi » (merci Dina Sahynoui)

mai 29, 2017

Paru le 8 mars 2017 (la Journée internationale des droits de la femme) aux éditions Odile Jacob en hommage aux femmes en général et particulièrement aux autonormées, Femmes hors normes est un essai plurivoque à portée philosophique où l’humanisme est un féminisme (ibid., chapitre 3, p. 48) et le féminisme est une résistance aux normes qui comprend entre autres la norme d’être femme féministe (comme nous le démontre l’essayiste). Cet ouvrage s’inscrit ainsi dans la tradition philosophique de la pensée d’Étienne de La Boétie exposée dans son Discours de la servitude volontaire qui apprend à l’humain de se réapproprier sa liberté en cessant de se soumettre volontairement à autrui. Ici, l’essayiste nous recommande d’oser dire « Non » à l’instar d’une Antigone et d’arrêter d’obéir non pas aux lois justes mais aux normes, préjugés, us et coutumes. Barbara Polla s’inspire dans ce livre des philosophes comme Socrate, Spinoza, Hannah Arendt (et bien d’autres) pour nous expliquer que même si l’on est assujetti à plusieurs sortes de déterminismes, on peut toutefois agir pour s’en libérer. Au lieu de subir la vieillesse qui est un déterminisme puissant dans la vie d’une femme, Barbara Polla transforme cette période cruciale de la vie en une redécouverte de soi tout en assumant pleinement et en célébrant dans le chapitre « L’âge d’or » les vertus de vieillir comme son modèle Colette.

L’ouvrage est pensé, organisé et rédigé en essai de philosophie pratique qui se base sur les idées de plusieurs philosophes tels Socrate, Spinoza, Hannah Arendt, Luce Irigaray, Amin Maalouf, Michel Foucault, Deleuze, Cynthia Fleury… mais aussi des vies de femmes et d’artistes connues, méconnues et inconnues. L’essai prêche une éthique simple à suivre pour accéder à ce que l’on considère comme une expression du concept de l’Agency et que j’appelle « la puissance d’être soi et d’y persister » pour parvenir au vrai amour ou « la joie d’exister » dont parle Barbara Polla dans l’« Uncanny energy ». Cela consiste en l’adoption du mode de l’« autonormie », autrement dit, en se délestant de toutes les normes imposées à soi par la majorité (ou par un autrui) pour épouser celles qui s’offrent à soi au gré des jours (ou qui correspondent au dévoilement de soi et qui contribuent à son épanouissement).

Cet essai, publié sans introduction ni conclusion, retrace en seize chapitres avec l’« Interlude. Alexandra David-Néel » dûment enrichis de citations et de références poétiques, les voies d’émancipation singulières que prennent les personnes autonormées (ici, ce sont des vies de femmes qui y sont relatées) pour exprimer l’étendu époustouflant des contrées de la liberté qui s’offrent aux femmes pour être elles-mêmes et d’exercer leur potentialité créative afin d’accéder à la bonne vie.

Dans cet objectif, réussir sa vie devient un acte de liberté ultime car en subissant les normes dictées par les autres sans les interroger ni les choisir que par défaut voire par peur d’être rejeté, on erre dans un vaste océan de leurres ou dans la caverne de Platon au lieu de risquer de s’aventurer à l’extérieur. Se connaître – voire appréhender sa vérité multiple – exige une quête quotidienne et inclassable de la liberté. Or, cette liberté culmine dans le courage d’être dans un processus réitéré de déconstruction des normes collectives imposées et de construction des normes individuelles consciemment choisies pour faire éclore l’« individuation » dans nos sociétés rendues impuissantes et paralysées par une normativité anesthésiante soutirant surtout aux femmes le droit d’être libre, d’être elles-mêmes. Ainsi, réussir sa vie se mesure par la capacité d’être soi-même au lieu de se laisser bercer d’illusions sur une normalité imaginaire.

Pour y parvenir, l’essayiste expose dans son ouvrage plusieurs concepts parmi lesquels figurent l’autonormie et l’Uncanny energy pour transcrire dans le réel la puissance d’agir spinoziste en un acte de liberté, c’est-à-dire une puissance d’être soi par l’intermédiaire de l’énergie de la joie d’exister que procurent la connaissance de soi et chacune de son expression (ou de sa concrétisation réelle).

Ainsi, Barbara Polla commence par suivre l’enseignement de Jacques Derrida (sans le citer) pour déconstruire les normes et installer au fil des chapitres sa conception de l’autonormie en donnant des exemples réels de vies de femmes hors normes. Elle fait appel à certains épisodes de sa vie pour démontrer l’écart entre une vie normée et une vie autonormée. La pensée des féministes anarchiques lui permet entre autres, de définir le concept autornormie comme le fait de découvrir peu à peu ce qui nous détermine, le déconstruire puis reconstruire des normes sur mesure qui conviennent à notre manière d’être au monde ou qui y contribuent. Ce travail incessant et continuel fait advenir le soi sans nier les lois nécessaires au bon fonctionnement de la cité ni se contenter de suivre mimétiquement les autres par souci de leur plaire. En outre, être hors normes d’après l’essayiste ne revoie pas foncièrement au désordre mais à une quête initiatique de reconfiguration des normes en version personnalisée, réappropriée, réinventée voire imaginée…

 (…)

La puissance d’être soi est une joie d’exister

Chez Barbara Polla, la puissance d’être soi est en effet une joie d’exister qui se révèle dans l’« amour » du prochain lointain, différent de soi. Cet amour est retrouvé dans la solitude pour cheminer vers l’autre, dans la capacité d’apprendre à souffrir et à mourir « seul/seule ». C’est aussi le parcours extraordinaire d’Alda Merini, de Virgina Woolf, d’Olympe de Gouges, de Sappho, de Jocelyne Saab, des vierges albanaises et de plusieurs femmes de la famille de Barbara Polla (sa mère, Ada l’aînée de ses filles, elle-même).

Chez l’essayiste, l’amour n’est pas la possession de l’autre mais la joie de son existence et cette joie appelle la vie même après la mort. Barbara Polla s’insurge également contre les préjugés et les discours traditionnels voire folkloriques sur les femmes, la beauté, la vieillesse, le handicap, l’immigration, la mort, mais elle fait l’éloge du corps féminin dans tous ses âges et tous ses plaisirs. Cet essai optimiste célèbre la puissance d’agir des femmes à travers les siècles qui se traduit dans leur puissance d’être elles-mêmes envers et contre tout.

Lire l’intégralité de l’article de Dina Sahyouni, « La puissance d’être soi ou Femmes hors normes de Barbara Polla, éditions Odile Jacob, 2017 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 27 mai 2017.


Pour accéder au pdf de l’entretien sur L’ILLUSTRÉ, cliquer ici.

Et pour lire l’article de Christilla Pellé-Douel à propos de Femmes Hors Normes sur Psychologies Magazine, cliquer ici.

L’amour des livres, forever

mai 25, 2017
Les lire, les écrire, les empiler, les relire, encore… et les montrer, aussi. À Barcelone, à la foire LOOP — video only — où je viens depuis cinq ans chaque printemps, je montre HOUSE OF LETTERS  de Ali Kazma. Ali Kazma qui fut le premier artiste dont je montrai le travail ici à LOOP — la vidéo Clerk qui sera montrée à nouveau, dans une autre version, au JEU DE PAUME où Ali Kazma a une grande exposition solo cet automne.

HOUSE OF LETTERS ? Here is the story…
« For me, books are essential to human life. The eclectic nature of books, their diversity, and the fact that they convey so many contradictory worlds of thoughts and perspectives makes them a bulwark against totalitarianism. … Books encourage you to create a meditative space in your home. Books summon up reading lamps, comfortable chairs, hot tea and silence. Books resist and channel out the noise of the world. When I read, that constant, oppressive murmur is replaced by a clear voice coming from a source that has substance… Books are inexhaustible, and reading never ends. They may be very fragile… but I cannot imagine living without them.” (AK)

Ali Kazma loves books. In homage to this affection, he conducted for three years an intensive photographic investigation of the universes of the books that resulted in the publication of RECTO-VERSO. This artist book included a text by Alberto Manguel, one of the greatest book historians of our times. Ali Kazma now also devoted a video to books, thorough Alberto Manguel’s fantastic library – more than 40.000 books that was, until 2015, treasured in a house in the South of France.

House of Letters is a vibrant reflection on literature and culture, books and writers, photography and time, loss and refuge, twilight and daylight… One of its first sentences says: « I, who had always thought of Paradise in form and image as a library ». It brings immediately the viewer in the realm of lost paradise. And the loss is indeed a major feeling that immerses us. Even without knowing the details of Manguel’s move out of France, we get an extremely strong feeling of fragility and threat. We get locked up in a poignant oxymoron between the power of the words and their elusiveness.

House of Letters is the first synchronized diptych video by Ali Kazma. It is not by chance. The artist requires at least two images for his message: the phallus (the pistil) of a flower and the legs of a girl, next to a Vanity: Eros and Thanatos. And then, books… Alice in Wonderland and Moby Dick; Doris Lessing and Through the Looking Glass, Yung and Edgar Allan Poe, Dickens and Kipling, Victor Hugo and Borges, Don Juan and Don Quixote. Alternately, images of the house and of these indispensable companions of books: the lamp that remains on all night, the songs of the birds, the idyllic garden, ancient manuscripts and photographs. The night falls and the crickets start to sing. Whether bewildered or staggered, we have only one wish: look again, while this sentence by Manguel seems to be floating in the air: « There is a line of poetry, a sentence in a fable, a word in an essay, by which my existence is justified ».

Ali Kazma aime les livres. Moi aussi. Et les images de Ali Kazma, tout autant. Les livres et les images, inséparables. La vidéo, plus que tout. DANCE WITH ME VIDEO !

Pour une poignée de dollars

mai 23, 2017

La Maison Blanche a annoncé des contrats de ventes d’armements d’une valeur de 110 milliards de dollars à l’Arabie saoudite et la signature d’accords visant à soutenir à long terme la sécurité de l’Arabie saoudite et de la région du Golfe « face aux menaces de l’Iran ».

Ouf, nous voilà rassurés, enfin, pour la sécurité du Golfe.
Et ouf, l’économie américaine va (re)fleurir. Les élus politiques qui furent élus pour cela respirent. Et oui, la France socialiste elle aussi, en 2015, avait signé des contrats similaires, pour 10,3 milliards d’euros « seulement ». Et bien évidemment on le savait, que la politique était affaire de milliards. Pour certains elle semble même n’être que cela, et sans vergogne. Dans un si-lence assourdissant, le Président Donald Trump poursuit la politique qui est la sienne.

Mais malgré tout… Je ne puis m’empêcher d’imaginer les effets de sommes totales équivalentes investies pour notre sécurité environnementale mondiale.
Et si les écologistes détournaient ces fonds en faveur de la qualité de l’air et de l’eau dans le monde et les pacifistes en faveur de la paix et de l’éducation ?
Et si l’Arabie Saoudite, eu lieu de commander des armes, se mettait à investir dans les nouvelles technologies de dépollution des océans et de reconstitution des banquises ?
Et si la Maison Blanche se préoccupait de la santé alimentaire des adultes de demain de manière un tant soit peu plus efficace qu’en poursuivant les cultures bios dans ses propres jardins ?
Et si et si et si … ?

Heureusement, on peut toujours gloser sur le fait que la Première Dame et la Première Fille du pays n’ont pas mis de foulard pour accompagner leur Président bien-aimé ô combien féministe dans sa promenade bucolique au Moyen Orient, cela occupe les medias avides de progrès. Et pour nous consoler, les écologistes peuvent toujours continuer de nous recommander d’éteindre la lumière.