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Festival de Caractères ! Barbara de retour au Salon

avril 26, 2017
Le jeudi à 15h30, rencontre avec la Reine incontestée de la romance « à la française », Emily Blaine. Un bonheur !
Le samedi, avec Manon Schick. Un honneur !
Et le dimanche… Les Insécables – Vingt cinq os et l’AstragaleArt & Fiction.

Femmes Hors Normes, Entre nous soit dit…

avril 24, 2017

Médecin, mère de quatre filles, politicienne, galeriste engagée pour l’art et la culture, Barbara Polla est aussi l’auteure de « Tout à fait femme » et de « Tout à fait homme ».

Lydia Gabor

Obligation de devenir mère, nécessité d’être en couple, devoir de concilier avec succès vie professionnelle et vie familiale… Dans son dernier livre, « Femmes hors normes » (éditions Odile Jacob), Barbara Polla montre à toutes les femmes comment s’émanciper des normes qui leur sont trop souvent imposées de l’extérieur.
Nous définir nous-même pour notre propre équilibre et notre propre bonheur, tel est son credo. Barbara Polla est aujourd’hui l’invitée de Lydia Gabor.

Pour écouter le podcast, cliquer ici.

Commissaire à la Maison européenne de la photographie : une joie et un honneur. DANCE WITH ME VIDEO !

avril 15, 2017

J’ai rencontré Jean-Luc Monterosso en 2011, lorsque je présentai pour la première fois à Paris une exposition personnelle d’Ali Kazma, « HOW TO FILM A POET », à Topographie de l’Art. Jean-Luc Monterosso est venu voir l’exposition, dans laquelle il est resté une heure et demie, regardant les douze vidéos présentées avec la plus grande attention et depuis, il a constamment suivi le travail d’Ali Kazma et produit, grâce aux amis de la MEP, l’une des vidéos de l’artiste (Printing Studio, Paris, 2012). Jean-Luc Monterosso est revenu, en 2015, voir l’exposition de vidéos BODY MEMORY, que je présentais dans le même lieu, incluant de nouvelles vidéos d’Ali Kazma mais aussi d’autres artistes, Janet Biggs, mounir fatmi, Shaun Gladwell et Jean-Michel Pancin. J’ai alors vraiment compris quel homme « hors normes » est Jean-Luc Monterosso : un homme qui aime, qui écoute et admire les créateurs d’images et leurs « créatures », qu’elles soient des images photographiques ou des images en mouvement. Sous sa direction, la MEP a entretenu une double tradition consistant à valoriser en parallèle classicisme et hypercontemporanéité, avec la plus grande rigueur et une ouverture constamment élargie vers des pratiques et des images émergentes, marginales, insoumises parfois, incomprises souvent, novatrices toujours. De nos interactions suivies, artistiques et intellectuelles, notamment autour de Martial Cherrier et d’Ali Kazma, mais aussi d’Elena Kovylina, de nos intérêts communs pour le corps dans l’art – un aspect essentiel pour moi qui, en tant que médecin, aime le corps physique autant que le corps représenté – sont alors nées des possibilités de collaboration. 

Je suis extrêmement reconnaissante à Jean-Luc Monterosso de pouvoir être, à ses côtés, co-commissaire de l’exposition de Martial Cherrier « Body ergo sum », ainsi que commissaire de la partie vidéo de cette exposition, DANCE WITH ME VIDEO ! Avec Shaun Gladwell, Ali Kazma & Elena Kovylina.

De plus, avec Nicolas Etchenagucia (responsable des programmations de VIDEO FOREVER et de projets artistiques pour Analix Forever, et vidéaste aussi) nous avons préparé une programmation « dansante » sur 9 thèmes

LES MAINS QUI DANSENT – ET LES PIEDS / LA DANSE LUTTE/ LA PERFORME – DANSE / 

LE THÉÂTRE / LA DANSE LIQUIDE / LA DANSE – DANSE / LA DANSE QUI PARLE / 

LA DANSE MYSTÈRE / LA MUSIQUE DANSE

pour les 9 week-ends de l’exposition (du 22 avril au 18 juin 2017), comportant 48 artistes et collectifs : 

Pilar Albarracin, Martine Barrat, Tobias Bernstrup, Janet Biggs, Mylène Benoit & Mathieu Bouvier, Ismaïl Bahri, Moumen Bouchala, Sean Capone, Enna Chaton, Gilles Delmas, Clorinde Durand, İnci Eviner, mounir fatmi, Laurent Fiévet, Faye Formisano, Jenni Hiltunen, Dana Hoey, Petra Innanen, Ali Kazma, Teemu Keisteri, Majida Khattari, Elena Kovylina, David LaChapelle, Clare Langan, Gianluigi Maria Masucci, Joanna Malinowska, MASBEDO, Shana Moulton, Jean-Michel Pancin, Zeynep Papuçcu, Arnold Pasquier, Shannon Plumb, Kathi Prosser, Jhafis Quintero, Enrique Ramirez, RAYMUNDO, Fernanda Rappa, Eléonore Saintagnan, Iris Sara Schiller, Julien Serve, Franco Silvestro, Michaela Spiegel, Jeanne Susplugas, Hale Tenger, Jaco Van DormaelMichèle Anne de Mey & le collectif Kiss & Cry, Laurent Vicente, Vladilen Vierny, Lee Yanor.

Découvrez la programmation des week-end de DANCE WITH ME VIDEO à la MEP, ici.

©RAYMUNDO

Avec Natasha Van Cutsem le 12.30 à la RTS, ce vendredi 14 avril

avril 14, 2017

Le bonheur de l’auteur : quand la journaliste a tellement bien lu votre livre et pose de si belles questions que vous avez juste envie d’écouter, surtout pas de répondre…

Pour écouter l’entretien, cliquer ici.

 

Barbara contente

avril 13, 2017

D’être à Rome, cela faisait longtemps… Merci à Chiara (Bertini) pour les fleurs, à Laura (Bertini) pour l’hospitalité, à Enrico (Bertini) pour Paul Klee et à Beatrice (Bertini) pour Djelem Djelem.

Et je ramène de Rome une stagiaire pour le mois de mai, Emanuela, la fille de mon amie de coeur Carla. Elle ne sait pas ce qui l’attend alors elle se réjouit !

Je parle d’elle dans Vingt cinq os plus l’Astragale – ici Carla s’appellait Clara et Emanuela, Emmanuela. Et Paris plus éternelle que Rome mais bientôt nous serons à Genève… et Emanuela habitera pour un mois l’atelier AMI – art & partage. Vive la vie !

« Je retrouve mes fantômes, vivants ou morts ou inventés. Orphée, Dagerman, Balzac, Blanchot, Quignard, ceux que je ne connais pas mais que j’aperçois dans mes journées parfois, un sourire furtif, une silhouette, et puis rien mais non, jamais rien, une âme de fantôme. Mes morts, Clara mon amie romaine à qui sa vie ne plaisait pas et qui est morte sans que l’on sache pourquoi, mon père, mais aussi les vivants, Emmanuela la fille de Clara qui lui ressemble aujourd’hui comme deux gouttes du Tibre, petit fantôme bien vivant, chaud, adolescent, un joli fantôme en devenir. Mes fantômes, essentiels, comme les fantômes des villes. Les villes sans fantômes n’existent pas. Le mystère absolu de l’autre. Clara et la pénombre. Le mystère abso-lu de toi. Paris pleine de fantômes. Ce soir je re-trouve Emmanuela devant la Ville heureuse, dans la tiédeur d’un croissant de lune, nous nous couchons par terre, près de tous ces autres corps couchés là, ma tête sur ses genoux, nous parlons de la vie, piano pianissimo, de la mort de Clara de la Ville heureuse puis nous nous sommes levées et nous avons marché était-ce Emmanuela ou Clara dont je serrais la main si fort qu’elle criait un peu qu’elle riait – et la place écoutait comme un théâtre et Brancusi dans son atelier irradiait de son aura créative et résistante, redonnant aux marchands, aux mendiants, aux errants, aux avaleurs de feu, aux musiciens, aux comédiens, aux sans domicile fixe, à ceux avec domicile trop fixe, aux chiens, aux autres, à Clara elle-même, l’illusion d’être là où il faut être, dans Paris, bien plus éternelle que Rome – d’ailleurs Clara est morte. Présence au monde. Les transis, les désespérés, les colériques, les mesquins, les solitaires, les abîmés, les violents, les déchirés, les solides, les gros, les laids, les malades, les dégradés, les sérieux, les abandonnés, tous écoutent un instant les bruissements du vent sur la place et hument les effluves du bonheur solitaire qui se sait exister. » 

Histoire de pied

avril 7, 2017
Je devais partir pour Athènes, la Documenta, un programme fascinant, les artistes, les amis, la Grèce que j’aime, tout voir tout intégrer tout ramener avec moi… Mais je me suis cassé le pied. Il me faut relire Vingt cinq os plus l’astragale, et accepter de perdre pieds projets voyages… Le travail, lui, reste à portée de la pensée et des doigts sur le clavier.

 

« Perdre pied, je le fais constamment. Je souffre d’un
déficit de proprioception. Vous savez, cette forme de sensibilité qui nous permet de connaître la position de nos membres même quand on ne les regarde pas. Je ne sais pas où sont mes chevilles si je ne les regarde pas. Alors, depuis toujours, je perds pied. Je ne sais pas exactement où sont mes pieds et si un jour je les perdais littéralement, si un jour en réalité ils restaient là, détachés de mon corps, sur l’escalier, à essayer encore d’avancer tous seuls, je ne les retrouverais jamais.

 

Les pas ne sont pas attachés à leur propriétaire
Ils marchent seuls dans la nuit.

 

C’est un miracle que de tenir debout. Surtout dans les escaliers. Les marches sont un gouffre à la descente. S’envoler, ce serait mieux que de tomber. Petite fille je rêvais de façon tellement précise que je descendais les escaliers en volant que j’y croyais croix de bois croix de fer. Ces mêmes escaliers de la maison de l’enfance, qui tournaient en descendant, et en montant aussi d’ailleurs, et que je cirais avec délices pour le parfum de la cire… Aujourd’hui, quand je descends un escalier et que je ne trébuche pas je ne tombe pas je le descends sans accroche sans anicroche ni effondrement, je m’émerveille, quel miracle, ne pas tomber. Et chaque fois – c’est plusieurs fois par jour – que je trébuche, que je manque de tomber, que je ne tombe pas tout à fait, seulement à moitié, je me dis quelle merveille, pas de plâtre, d’emplâtre, d’attelle de béquille d’échasse…

De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur. — Arthur Rimbaud

Cela aura été si simple, toute ma vie: quand je ne savais pas, quand je ne pouvais plus, quand l’échec encore me prenait dans ses bras, il suffisait de tomber : fracture, entorse, entorse avec fracture, le genou, la cheville, la cheville, le pied perdu, l’astragale, hommage à Gradiva. »

 

Retrouvez Barbara et ses Vingt Cinq Os plus l’Astragale au Salon du livre le Dimanche 30 avril de 15 à 16h,  dans le LE CARROUSEL DES INSÉcables.

En savoir plus sur LE CARROUSEL DES INSÉcables, ici.

L’Union européenne ? Une utopie si précieuse et (presque) réalisée

avril 6, 2017
L’Union européenne fête ses 60 ans. Elle aura protégé l’Europe de la guerre pendant toutes ces années : le cadeau le plus précieux du monde. Notre responsabilité aussi, de transmettre ce cadeau-là à nos enfants et à tous les futurs habitants de la terre. La guerre est non seulement épouvantable, elle est aussi le pire des toxiques environnementaux. Et si l’Europe est protégée du pire en termes environnemental, c’est aussi parce que l’Union européenne la protège de la guerre…

Aujourd’hui même le Conseil de sécurité siège pour condamner l’utilisation d’armes chimiques dans la guerre qui continue de déchirer la Syrie. La question de savoir qui condamner semble centrale – mais l’est-elle vraiment ? Ne détourne-t-elle pas l’attention de la condamnation de l’utilisation des armes chimiques, d’où quelles viennent ? Ne transforme-t-elle pas une horreur absolue à rejeter de toutes nos forces en un débat purement politique ?

Elue politique, avec l’utopie toujours vivace de défendre la liberté, les libertés, la liberté de chacun et les libertés de tous, je faisais partie d’un parti politique qui défendait l’armement. Une libérale qui critique la production et le commerce des armes voire qui voudrait abolir la guerre, est-ce bien sérieux ? Mais quand réaliserons-nous que la fabrique des armes et leur commerce précèdent toujours leur utilisation ?

L’utopie n’est peut-être pas sérieuse, mais elle est la seule position tenable. Et cette utopie là, d’une certaine manière, l’Union européenne la réalise, au quotidien, sur nos terres à tout le moins. Sans dissimuler que les pays européens sont aussi producteurs et vendeur d’armes, nous ne saurions oublier que la paix que nous avons la chance de vivre nous donne des responsabilités majeures : essayer, par nos moyens, si modestes soient-ils, de contribuer à la paix, au quotidien. Certains le font avec un engagement de toute leur vie, je pense notamment à Elisabeth Decrey Warner et à l’Appel de Genève. L’Union européenne aura apporté à cet objectif une contribution majeure. Que l’Europe alors, terre de civilisation, de pensée, de création, malgré les massacres qui l’ont secouée par le passé, continue de jouer son rôle de garant de paix, de valeurs humanistes et de liberté !

Merci à ceux qui ont créé et qui continuent de faire vivre l’Union européenne (malgré ses quelques défauts). L’utopie, c’est aussi parfois d’oublier certains défauts au profit de la valorisation des qualités. Et quand ces qualités s’intitulent, entre autres, « préservation de la paix » , alors l’utopie, c’est aussi de la partager. Partager la paix avec la Syrie et tous les pays en souffrance. Que l’horreur de ce qui vient de se passer nous rappelle encore que la paix, c’est la vie. L’Union européenne protège nos vies. Peut-être un jour saura-t-elle servir de modèle à une plus utopique encore Union du Moyen Orient.