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La première soirée de Barbara

septembre 27, 2020
Dans Le Théâtre des paroles, Valère Novarina écrit que « Ce dont on ne peut parler, c’est ce qu’il faut dire. »
On ne peut pas parler du désir féminin. Alors, il faut le dire…
Soirée d’alcôve.
Les-Soirées-de-Barbara-011020-web

« JACQUES COULAIS OU LA CHAISE DES UTOPIES »

septembre 24, 2020

La rencontre entre Jacques Coulais, artiste français tétraplégique décédé en 2011, et Barbara Polla, scella le destin de l’artiste peintre. Devenue sa galeriste et confidente, elle exposa dans sa galerie genevoise les peintures de celui qu’elle surnomme son héros. Jacques Coulais, filmé dans son atelier parmi ses œuvres, aimait parler de son art, de ses figures qu’il créait autour du carré, une figure archétypale qu’il associait au sacré, à la puissance. « Le travail de l’artiste est un vrai bonheur. Ce n’est pas donné à tout le monde de faire de la peinture pendant 30 ans. Il faut en profiter ! » affirmait-il. 

Les personnes handicapées nous montrent comment développer des systèmes d’adaptation. Jacques Coulais que je n’ai jamais vu se plaindre, nous montre par sa vie que l’on peut être tétraplégique et trouver la joie dans la peinture. Libre, Jacques Coulais l’a été toute sa vie en créant sans répit, en dépit de ce corps qui l’enfermait et qui l’immobilisait. Il a su inventer une autre manière de peindre. Tout semble possible, quand on le désire vraiment….

JacquesCoulais-art

Article rédigé par Cécile Tardieu, qui anime le magazine « Chemin vers l’Insertion »

Summer in love, fall in love

septembre 24, 2020

Summer In Love is a cry for Love, a call for love, by OV project. To have a look before the Indian summer, and contribute if you wish, please click here.

Barbara’s contribution is a poem:

Cesare
Jamais encore je ne t’ai dit je t’aime

Quand je pense à toi j’entends le craquement des brindilles sous mes pas
La colline déclive
La terre est sèche comme tes mots
Comme tes silences
Toi que je connais depuis le temps d’antan
La plage c’était avant
C’était le bel été
Dialogues de lune et de feux

Jamais encore je ne t’ai dit je t’aime

OV project: a wave of kindness. “From this June onwards, poems, drawings and objects, films and pictures, works on paper and more will build bridges, for a common sense of love and empathy. Starting as one gesture, growing to a movement.  As more join, poets, dancers, artists, actors, filmmakers, will join in too creating a wave of kindness that will grow and continue beyond the summer. A wave of free spirit and love will slowly overtake cities around the world, to find the love we need.“

HOPE IS IN PERAMA — and in Vogue

septembre 23, 2020

The September issue of Vogue is all about HOPE. In Greece, it begins in Perama. Η ΑΡΧΗ ΤΗΣ ΕΛΠΙΔΑΣ. Please join ! https://www.sharingperama.com/

For the Greek version of the six pages article : here

For the English adaptation : here

THE ARTIST ROBERT MONTGOMERY, WHICH COMBINES POETRY WITH CONCEPTUAL ART, PARTICIPATES IN AN ARTISTIC PROJECT LOCATED IN PERAMA AND OUTLINES HOPE AS A LIFE ATTITUDE RATHER THAN A THEORY.

Fragile, l’équinoxe est devenu solstice

septembre 13, 2020

Ce 19 septembre à Bruxelles comme partout dans le monde, le souvenir de John Giorno guide nos voix fragiles. Hommage à Equinoxes, les lectures qui ont animé nos confinements ; hommage à Equinoxes, publié par Ishtar et à Equinoxe, publié par le Pan Poétique des Muses ; hommage à la lecture à voix claire : le 19 septembre, à la Fondation Thalie ou ailleurs elles, ils, Nathalie Guiot, Pascale Barret, Greta Bellamacina, Céline Fribourg, Kendell Geers, Robert Montgomery, Sandra Riggs, Janet Biggs, Randa Maddah, Sandra Ghosn, Frank Smith, Carole Douillard, Ali Kazma, Vincent Scarito, Boris Bergmann, Nikias Imhoof, Ellen Leblond-Scharder, Charles Moody, Dana Hoey, Naomi Melville, Haleh Chinikar, Nathalie Vanderlinden, Christine Guinard, Violaine Lochu, Shannon Plumb et moi, Le cercle des poètes apparu.e.s, nous lirons. Fragile — une évidence. Pas besoin d’avoir peur. Prenez bien soin de vous.

 

L’équinoxe est devenu solstice

© Julien Serve

C’était là où le jour rejoint la nuit
C’était une ouverture
Une lecture une charrue
Une nuit au bout de la nuit
C’était des mots
C’était la nudité
Pour flotter sur le dos
Aux heures les plus perdues
Une question d’espace-temps
C’était des nuits lupiques
Des rimes et des non-dits
C’était des embrassades
Une vie de printemps
Et l’amour toute la nuit
Et puis la peur est arrivée
Comme un vol de phalènes
La peur manipulée
Cajolée magnifiée déguisée
La folie démasquée
Prenez bien soin de vous

La peur ça rassure
Ça rassure de ne rien faire
L’équinoxe devenu solstice
La peur aux interstices
Prenez bien soin de vous

 

Pour citer ce poème : Barbara Polla, « L’équinoxe est devenu solstice  », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020|IV-ÉQUINOXE sous la direction de Barbara Polla, mis en ligne le 30 août 2020.  http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/equinoxe/solstice-barbarapolla

ISHTAR

septembre 11, 2020

Ishtar est une déesse. Une déesse de l’amour et de la guerre. L’amour, celui de la poésie. La « guerre » ? Celle du Roi Covid XIX : le confinement. À l’issue du icelui, Nathalie Guiot crée les éditions Ishtar, qui publient de la poésie contemporaine et organisent lectures et performances poétiques.

Les trois premiers livres, moisson 2020 ? Deux œuvres collectives : une Traversée et un Cercle. Les Cercle des poètes apparu.e.s, qui ont chanté au printemps et se retrouvent publié.e.s quand l’automne fut venu. Et puis, surtout, Le Premier Jour de l’Étincelle, le premier jour d’une poétesse nouvelle née pendant le confinement, une rebelle, une amoureuse mise à nues. Elle aurait pu dit-elle…

…faire naître des hommes
J’ai préféré fuguer
Surfer la vague

J’aurais pu être          arboriste
Savante des espèces
J’ai préféré cycliste

J’aurais pu être médecin
Réparer les vivants
J’ai préféré écouter            le vent
Galvaniser les lettres

J’aurais pu faire quelque chose
En ces temps confinés
J’ai préféré laisser naître
Une communauté de poètes

Pour découvrir, cliquez sur l’image.

Women Today : Une éducation non sexiste est-elle possible ?

septembre 8, 2020

 

Nos corps sont sexués. Le monde du vivant qui contient nos corps est un monde essentiellement sexué. L’éducation est elle aussi sexuée, et infiniment genrée. Elle est tellement sexuée, tellement « sexiste » que la question de savoir si une éducation non sexiste est possible doit se poser au quotidien – afin de générer des propositions au présent, pour tout de suite. La présence du sexisme dans nos systèmes éducatifs est même tellement accablante que, dans la mesure où l’affaire est entendue, je vais me dispenser de le démontrer. Plutôt, je vais suggérer ici une piste pour une éducation moins sexiste – moins toxique – où accompagner les enfants les plus petits possible. Une piste qui m’est particulièrement chère. Une piste seulement, parmi toutes les autres que vous inventerez !

Bien sûr, les tous petits savent autant que nous ne le savons qu’ils ont un sexe et que ce sexe est comme ceci ou comme cela – en toute ingénuité. Mais la « sexualisation », à l’âge béni dit de latence, est moins marquée. Profitons de ce moment pour éduquer sans tarder les enfants à la démocratie. La démocratie ? Oui ! Car la démocratie laïque est à ce jour le meilleur système (ou le moins mauvais) que les humains aient inventé pour rendre possible l’égalité des chances entre filles et garçons et l’égalité de droit entre les femmes, les hommes et les autres.

Mais comment éduquer les enfants à la démocratie ? Le philosophe américain, le pragmaticien John Dewey (1859-1952), grand spécialiste de la pédagogie, nous explique sans sourcilier que la meilleure éducation à la démocratie passe par l’art. « Par l’art ? Mais quel rapport ? » me demanderez vous. 

Pour lire la réponse à cette question… et l’article en entier, cliquer ici.

WOMEN AT WORK

août 31, 2020

Lire Women at Work by Ali Kazma sur artixMic.

Moi La Grue à Toulon, avec Julien Serve

août 27, 2020

Comme vous le savez, j’ai toujours rêvé rencontrer un grutier. Je les regardais, les grutiers, de loin, en passant devant les chantiers… Solitude et hauteur combinées. Pendant des années, j’ai rôdé autour des chantiers, espérant reconnaître le grutier parmi les hommes qui sortaient, le soir… J’ai fini par rencontrer un grutier, puis plusieurs. Je les ai écoutés. Et j’ai compris que je n’avais aucune chance. Les grutiers sont les hommes d’une seule femme : leur grue, aussi longtemps qu’elle est à eux. Alors je me suis mise à écrire cette histoire : lorsque la vie ne me laisse pas réaliser mes désirs, je les écris. Moi La Grue.

J’ai aussi rencontré Julien Serve. Il n’est pas grutier, mais il dessine les plus belles grues du monde. « Autour du texte de Barbara Polla, dit-il, j’ai travaillé une série de grues avec pour souci de leur insuffler de la vie. Je ne voulais pas représenter de simples machines inertes et froides. Je voulais que l’on puisse ressentir un subreptice mouvement, presque imperceptible, l’entame d’une danse. Pour ce faire j’ai opté pour une superposition de dessins au feutre (superposition réalisée numériquement). Je voulais ces grues délicates, presque insaisissables. Je les espère majestueuses comme suspendues dans le ciel. Dans un second temps j’ai voulu me réapproprier la grue et la traiter cette foi-ci comme signe. J’ai donc considéré la grue comme motif et ai décliné une série de dessins à l’encre de Chine. Cette technique me permet d’être dans une synthèse de la forme, un raccourci presque brutal. Les grues sont réduites à des silhouettes simples et puissantes. Elles deviennent des calligrammes d’un nouveau langage. »

Nous roulons vers Toulon. Julien va exposer ses dessins, et ensemble nous allons lire. Ce soir, au Musée National de la Marine. Les grues, les ports… Moi La Grue sera peut-être bientôt à Perama. Εγω η γερανη.

 

Pour en savoir plus sur La Grue à Toulon sur Les Blogs de l’art helvétique contemporain, cliquer ici.

La grâce triomphera

août 25, 2020

C’est le titre de l’exposition que Carine Bovey présente à l’Espace L, grâce à la galeriste Laeticia Maciel, dans sa nouvelle « Mercredi Art Party » — mais aujourd’hui c’est mardi ! Pour Carine, pour ses oeuvres, j’ai écrit des « poèmes dédiés »  comme j’intitule les poèmes que j’écris pour des artistes ou inspirés par eux. Et ce soir je vais avoir le bonheur de les lire, à voix haute, comme j’aime lire la poésie en tous lieux et en tous temps. Ce soir, en écho aux oeuvres de Carine Bovey. Des oeuvres qui sont un manifeste, éminemment politique, de liberté et de féminité. La grâce triomphera ! 

 

Rapunzel

Talons aiguilles
intérieur jour
Ögonblick
fin de soirée en forme de chute

Les seins avancent masqués
l’orgasme à fleur de peau
l’orgasme au bout des perles

Les vulves sont des fleurs
cela on le savait
les vulves sont des bijoux
de soie et de perles

La poignée de la porte
un bouquet à la main
elle sort
laissant derrière elle
sa tresse kilométrique